Une trentaine de dossiers sont ouverts pour la relocalisation du secteur Pointe-Verte
Publié le 11 juin 2026 à 10:43, modifié le 11 juin 2026 à 10:46
Par: Maely Bouchard
Le dossier de déplacement de résidences dans le quartier Pointe-Verte avance. Une trentaine de citoyens à risque de submersion côtière avaient jusqu’au 4 juin pour confirmer leur intention de se relocaliser.
À Maria, la relocalisation des citoyens des rues Tournepierres et Pluviers a franchi une nouvelle étape. 30 propriétaires ont déposé leur dossier. « Maintenant, ce n’est pas parce qu’on ouvre un dossier qu’on pourrait décider de quitter à court terme. Ils pourraient décider de rester quelques années, mais ce que ça signifie c’est qu’ils pourraient avoir droit à une allocation de départ, même si c’est dans 5-10 ans. Ceux qui n’ont pas ouvert de dossier n’auront plus droit à cette aide-là », explique Patricia Chartier, la mairesse de Maria.
Les résidents qui ont choisit de se relocaliser devront payer les frais de déménagement de la maison. Les terrains sont gratuits, mais plusieurs s’avouent insatisfaits de la compensation financière accordée par le ministère de la Sécurité publique. « Ce prix-là me satisfait, mais ma voisine d’en face dont la maison vaut au minimum 1 demi-million, elle n’était pas très heureuse avec l’offre qu’on lui faisait », nous raconte un résident de la rue, monsieur Yves Colpart
Plusieurs autres résidents ont confié que la relocalisation entrainerait des dépenses supplémentaires et ont préféré déménager entièrement, faute de manque de loyers dans la région. C’était impossible que tous en ressortent gagnants, selon le résident de Maria. « Chacun était un peu un cas particulier et il est très difficile, même pour une municipalité qui est de très bon accord avec ce qu’il se fait de contenter tout le monde, parce que les intérêts sont divergents. »
Les citoyens qui ont ouverts leur dossier ont 18 mois pour aller de l’avant s’ils veulent recevoir l’aide de la municipalité. « Ceux qui décident de quitter, bien, dans la prochaine année et demie la différence c’est que la municipalité, on peut les aider dans leur déménagement et même dans la démolition, parce qu‘on offre des terrains gratuits à ceux qui vont quitter », rappelle la mairesse.
Les résidents qui le veulent bien se déplaceront loin de la mer. « On essaie d’aménager une belle rue. C’est à proximité c’est plus dans la forêt évidement. Ce n’est pas en bord de mer, mais nous on aménage ces terrains-là et on pense que ça va être un très beau lieu d’accueil pour les gens » espère la mairesse de Maria.
Une fois que les citoyens auront quitté, la ville de Maria a des plans pour le secteur. « C’est vraiment un écosystème précieux donc nous notre responsabilité ça va être de réaménager cet espace là pour redonner un peu à la nature la côte pour qu’éventuellement on n’ait plus à intervenir », nous apprend madame Chartier.
Un plan concret pour l’aménagement sera présenté.