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Des pelles mécaniques à bord de l’Héritage 1 pour faire du dragage

Publié le 10 juin 2026 à 17:49, modifié le 10 juin 2026 à 17:50

Par: Catherine Pellerin

La Compagnie de navigation des Basques effectue ces jours-ci des opérations de dragage près du quai de Trois-Pistoles. Les responsables du service de traversier ont trouvé une méthode pour économiser : une pelle mécanique monte à bord de l’Héritage 1.

« On utilise le navire comme une barge, et on creuse pour enlever le surplus qui s’est accumulé durant les trois dernières années », explique Jean-Philippe Rioux, capitaine du traversier L’Héritage 1 et gestionnaire de la Compagnie de navigation des Basques.

Pour que la profondeur de l’eau soit adéquate à la navigation, environ 300 mètres cubes de sédiments seront retirés près du quai et transportés par camion. Cette solution a déjà été utilisée par le passé à Trois-Pistoles, mais le résultat n’avait pas été à la hauteur des attentes.

« Ç’a été difficile parce qu’on le faisait à marée haute et que le navire bougeait, donc on cassait des amarres », explique M. Rioux.

 

C’est pourquoi la Compagnie de navigation des Basques avait décidé de louer plutôt des barges, lors du dernier dragage en 2023. Les opérations n’avaient pas été plus faciles et les coûts avaient explosé, pour attendre 75 000$. Les équipes ont donc décidé de réessayer avec le traversier, mais cette fois, à marée basse.

« Ce qu’on fait, c’est qu’on attend que la marée soit assez basse pour que le navire soit échoué. Ça fait que la tension sur les amarres est moins élevée, ça évite les bris », mentionne Frédéric Racine, capitaine et gestionnaire de la Compagnie de navigation des Basques.

Des pelles mécaniques peuvent également faire une partie du dragage en étant directement sur le quai. Trois jours d’opérations sont prévus et un seul aller-retour a dû être annulé. La facture est trois fois moins élevée, soit près de 25 000$.

Un dragage indispensable

Il aura fallu deux ans et demi pour obtenir les permis requis, qui coûtent 75 000$ et qui sont valides pour 5 ans. L’équipe de gestion, composée de seulement deux personnes, a dû obtenir l’aide de firmes externes pour remplir toutes les exigences.

« On voulait dès l’an dernier le faire, mais les délais du renouvellement de l’autorisation ministérielle font qu’on n’a pas pu le faire », affirme Frédéric Racine.

Un dragage cet été était grandement nécessaire, pour éviter de fâcheuses situations, comme celle vécue l’an dernier. Des véhicules étaient restés coincés à bord de l’Héritage 1 pendant près de 6 heures.

« On est arrivé à quelques mètres du quai et on a dû attendre la prochaine marée. C’est sûr qu’on ne veut pas que ça arrive avec des passagers…c’est pour ça qu’on le fait aux deux ans, pour éviter ces situations-là », se souvient Frédéric Racine.

« Cette année, si on n’avait pas dragué, les voyages manqués pourraient se chiffrer entre 450 à 500 000 $ de pertes en revenus », ajoute Jean-Philippe Rioux.