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Pêche aux mollusques : un budget prometteur pour la réouverture de sites

Publié le 11 juin 2026 à 10:15, modifié le 11 juin 2026 à 10:17

Par: Maely Bouchard

Un vent de changement s’amène pour la pêche aux coques dans la Baie-des-Chaleurs.  6,3 millions sont alloués par Ottawa au programme canadien de contrôle de la salubrité des mollusques pour l’année 2026-2027.

L’annonce ravie Gaston Bourdages, un homme qui a pêché des coques pendant des années dans le passé. « C’est ancré dans la coutume gaspésienne du printemps d’aller pêcher des coques à Pâques. C’est une coutume. Comme d’aller ramasser des petites fraises des champs, comme manger du blé d’Inde à l’automne, mais là c’était fermé, on ne pouvait pas y aller et donc avec ce budget-là de 6,3 millions, on va être capable de voir à quel endroit qu’on va être capable d’aller pêcher des coques », explique-t-il.

 

En raison de la pollution, plus d’une quarantaine de sites destinés à la pêche aux coques ont été fermé dans les années 90. Les élus de la région mènent depuis un combat pour rouvrir des plages à la cueillette.

 

L’argent qui vient d’être annoncé pourrait leur donner un coup de pouce, selon le député Alexis Deschênes. « L’année dernière, il y a aucun fond qui avait été destiné à ce programme et il y a deux ans, l’argent qui avait été versé était moindre. Donc ça nous permet de dire qu’on pense qu’il y a des fonds disponibles pour mener les tests pour ouvrir des nouveaux sites de pêche en Gaspésie », précise-t-il.

 

Des études ont entre autre été effectuées pour tester les eaux de Port-Daniel à Maria. « L’étude démontre qu’il y a un gros potentiel de pêche au mollusque, puis que l’eau est d’une très bonne qualité, l’étape suivante, c’est d’obliger le fédéral, à ouvrir les bancs qui démontrent un fort potentiel », explique le maire d’Escuminac, Sylvain Roy.

 

Mais si les eaux sont salubres, qu’est-ce qui retient le gouvernement de réouvrir ces plages? « Le prétexte à l’époque c’est que bon la cueillette était dangereuse, mais ce qui s’est caché en arrière de ça, c’était des coupures au niveau des analyses de banque, c’est un enjeu monétaire. Puis d’envoyer des agents de Pêche et Océans sur les bancs,  parce que si on réouvre des bancs, ben il va falloir qu’il y ait du personnel pour aller réguler les comportements des gens, puis surveiller la plage », raconte monsieur Roy.

 

Maintenant que l’argent est au rendez-vous, il reste à voir si la voix des Gaspésiens sera entendue. « C’est une bonne nouvelle quand on va voir quelles zones vont être ouvertes. Faut jamais laisser le drapeau aller tant que ce n’est pas terminé. Ça, c’est une bonne nouvelle ce matin mais on va être heureux quand qu’on va être capable d’aller pêcher des lames, des coques sur les battures », précise Gaston Bourdages.

 

L’idée d’un accès facilité à la pêche aux coques réjouit quand même cette passante. « Ce serait merveilleux parce que c’est une activité qui est vraiment le fun. Moi petite, je la faisais avec mon père. Je cherchais des trous puis je ramassais les coques », confie-t-elle.

 

Le maire d’Escuminac suggère d’un jour opter pour un système de permis pour la cueillette de mollusques… Un peu comme celui pour la pêche habituelle.