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Un service de sages-femmes réclamé dans Charlevoix

Publié le 14 avril 2026 à 15:19, modifié le 14 avril 2026 à 15:19

Par: Jean-Baptiste Leveque

Des familles de Charlevoix aimeraient voir s’implanter un service de sages-femmes dans leur région. Elles réclament d’avoir le choix du professionnel et du lieu pour la naissance de leurs enfants. Le CIUSSS de la Capitale-Nationale analyse la viabilité du projet et la forme que pourrait prendre un tel service.

Pour son quatrième enfant, Mélanie Laquerre n’a pas vécu l’accouchement qu’elle désirait.

« Suite à une tempête de neige, j’ai dû accoucher au centre hospitalier de La Malbaie. Ça a très bien été, c’est juste qu’il manquait pour me rassurer… Moi il aurait fallu que j’ai une sage-femme à mes côtés », raconte la mère de famille installée à Saint-Hilarion.

D’autres parents font jusqu’à deux heures de route pour accéder à un service de sage-femme, un manque dans la région de Charlevoix.

« C’est une expérience totalement différente. Pour moi c’est de se rapprocher plus de ton enfant, tout au long de ta grossesse et même par après. C’est plus naturel », partage Mélanie Laquerre.

« Avec la sage-femme on peut accoucher autant à l’hôpital, à la maison qu’en maison de naissance. Ça, c’est les sages-femmes qui l’offrent, puis souvent c’est un choix que les familles veulent faire », affirme Roxanne Lorrain, membre du comité Objectif Sages-Femmes Charlevoix.

Ce comité citoyen milite pour la création d’un tel service, et pas seulement pour les familles. Des étudiantes et des professionnelles sages-femmes aimeraient venir pratiquer dans la région.

Marine Midré, membre du comité, ajoute qu’il y a « des sages-femmes qui habitent dans Charlevoix aussi, mais qui ne peuvent pas pratiquer parce qu’elles sont trop loin des maisons de naissance actuellement, puis qu’elles ne peuvent pas offrir un suivi. Donc elles ont arrêté leur emploi pour décider de venir en région. »

Au CIUSSS de la Capitale-Nationale, des discussions sont en cours entre le département clinique des sages-femmes et les médecins de Charlevoix. L’organisme dit qu’il « est trop tôt pour s’avancer » sur la forme d’un éventuel service.

Roxanne Lorrain, signale que « des fois, (les sages-femmes) ne sont pas en mesure de pratiquer dans leur pleine autonomie. Puis ça, ça limite les choix des familles finalement. Comme par exemple, dire qu’elles ne pourront pas faire des accouchements en dehors du centre hospitalier. Mais pour nous, on ne veut pas ça, on veut que les familles aient des sages-femmes, mais aussi le choix du lieu de naissance », insiste-t-elle.

Et si avoir une maison de naissance semble utopique, une chambre de naissance est avancée par le comité comme alternative.