Traverse à Cacouna : des actions dans l’ombre pour le Conseil régional sur l’environnement du Bas-Saint-Laurent
Publié le 22 juin 2026 à 17:06, modifié le 22 juin 2026 à 17:12
Par: Megan Maltais
Questionné sur la confusion concernant la présence d’une pouponnière de bélugas à Cacouna, le Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent affirme qu’il s’agit d’un environnement essentiel pour le mammifère, sans toutefois s’avancer sur la pertinence du terme pouponnière.
« Ce n’est pas tant de dire s’il y a pouponnière ou non, on parle de l’habitat essentiel du béluga. […] Nous, ce qu’il nous importe, c’est que les choix qu’on va faire collectivement, sur l’utilisation de cet habitat là, ne nuisent pas au rétablissement de l’espèce, donc qu’on ne nuise pas à son habitat essentiel », explique le directeur général du Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent, Patrick Morin.
Le directeur général affirme que ça ne change en rien la perspective de l’organisation. « La question est de savoir, est-ce que les activités portuaires et les activités qui vont transitées par le port de Gros-Cacouna, est-ce qu’elles peuvent nuire aux bélugas? »
Il affirme que le Conseil souhaite obtenir la preuve que le déménagement de la traverse n’engendra pas plus d’impacts négatifs sur le mammifère.
Patrick Morin explique le Conseil régional sur l’environnement n’est pas un groupe militant, mais plutôt une organisation de concertation. « Notre expérience des années nous montre que ça donne des bons résultats. En travaillant comme ça, on réussit à avoir l’écoute des autorités, on réussit aussi à avoir des réponses et des résultats. Même si on ne brandit pas de pancarte dans la rue, on ne travaille pas moins intensément sur la question du béluga. »
Le directeur général précise que plusieurs représentations sont réalisées auprès de la Société des traversiers du Québec et du gouvernement dans ce dossier.