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Un rapport accablant de l’association francophone des aînés du Nouveau-Brunswick

Publié le 15 juin 2022 à 16:50, modifié le 15 juin 2022 à 16:50

Par: Mickael Robitaille

Bien des citoyens ne vieillissent pas dans la dignité au Nouveau-Brunswick.

En cette journée mondiale de sensibilisation à la maltraitance des personnes âgées, un rapport accablant vient d’être dévoilé et démontre l’urgence d’agir. Depuis un an, l’Association francophone des aînés du Nouveau-Brunswick consulte des personnes qui travaillent de près et de loin dans les foyers de soins. Le constat est désastreux. « Les gens ont faim, les gens ne prennent pas leur médication selon la dose, les gens ne sont pas lavés Aucune communication avec leur famille. » , déplore Marcel Laroque, président de l’Association francophone des aînés du Nouveau-Brunswick.

« On réalise qu’il y a des ainés qui vivent dans ces résidences qui ne mangent pas à leur faim, c’est déplorable. » , ajoute Roger Melançon, chef de l’opposition libéral

Un des gros problèmes se situe au niveau du manque de personnel et de la formation. « On a eu des témoignages des préposés qui pleuraient à l’écran disant que je ne peux pas accomplir ce que je veux faire. » , mentionne M. Larocque.

« C’est certain que les conditions de travail avec l’augmentation de la population vieillissante et un manque de personnel ça devient un fardeau. Il faut aussi augmenter évidemment la rémunération. » , explique M. Melanson.

« Partout il manque du monde, là c’est les personnes âgées qui payent pour ça. » , mentionne un citoyen rencontré.

Six recommandations sont formulées et tous demandent au gouvernement d’agir rapidement.  « Dans un contexte où le gouvernement provincial a accumulé des surplus budgétaires d’un milliard de dollars depuis 2 ans je pense que c’est le temps d’investir dans les services aux ainés. » , explique le chef de l’opposition libéral.

« Il me semble des sous qu’on puisse sortir pour que l’on puisse aider nos gens.  » , ajoute M. Larocque.

Le traitement réservé aux aînés ne laisse personne indifférent.  Certains citoyens rencontrés ont peur de ce qui les attend lorsque ce sera leur tour de devoir partir dans un centre de personnes âgées et d’autres croient que ce n’est pas si problématique, ayant de la famille dans des centres de soin.

Les personnes de 65 ans et plus représentent actuellement 22,8% de la population de la province. Si la tendance se maintient, l’association prédit que ce pourcentage pourrait monter jusqu’à 30% d’ici les prochaines années.