Route 120 : des travaux qui inquiètent les résidents du secteur
Publié le 16 avril 2026 à 15:27, modifié le 16 avril 2026 à 17:04
On vous apprenait mardi que les travaux pour réparer de façon permanente la route 120 au Madawaska débuteront dans quelques mois pour une durée de trois ans. Cette nouvelle a réjoui les maires d’Edmundston et du Haut-Madawaska, mais elle inquiète des résidents du secteur.
« Ça, ça veut dire que je vais vivre le calvaire au moins trois ans », lance Luc Philibert qui réside tout près des futurs travaux.
Les citoyens qui vivent en bordure de la route 120 craignent le pire. Lors des travaux temporaire en 2023, ils avaient dû endurer les bruits de construction jour et nuit en plus de la poussière qui salissait leur maison.
« C’était 24 heures sur 24. Les panneaux de camions frappaient bing bang. Ça n’arrêtait pas », avoue M. Philibert.
« On se fait réveiller à six heures le matin par la machinerie et ils arrêtent ça à la brunâtre vers 10h30-11h00 le soir. Ça fait que le sommeil oublie ça. La poussière, c’est sûr et certain qu’on va être encore enterré », déclare Réginald Albert, un autre résident du secteur.
« En étant mère d’un très petit enfant, j’ai bien hâte de voir comment ça va affecter notre vie », témoigne Myriam Duff, propriétaire de Sunseeker Jewelry sur la route 120.
Les résidents du secteur déplorent aussi un manque de communication avec le ministère des Transports et de l’Infrastructure. Ils n’ont jamais été mis au courant du début des travaux.
« Il aurait pu venir nous voir, nous expliquer ce qui allait se faire. Je suis vraiment déçue du ministère des Transports. La compassion envers les voisins, il n’y en a pas », indique M. Albert.
Ils reconnaissent toutefois que ces travaux doivent être faits.
« On est prêt à coopérer avec ces gens-là. On le sait que c’est une nécessité. Il faut la refaire. Il faut que les gens circulent. », mentionne Nicole Cyr Picard, résidente du secteur.
« Faut que ça soit fait. Il n’y a pas de doute là. C’est un problème déjà avec la route depuis trois ans », avoue Réginald Albert.
Mardi, des travailleurs coupaient déjà des arbres pour la mise en place du détour. Mais ces arbres se trouvent sur le terrain de Nicole Cyr Picard et de Jacques Picard, qui n’ont jamais donné leur approbation pour ce genre de travaux.
« Nous, on apprend quand ils viennent faire du travail ici sur notre terrain », indique Jacques Picard.
« J’ai appris par mon chien qui jappait qu’il y avait de quoi qui se passait dans notre entrée. Je trouvais ça pas correct. C’est la moindre des choses. On est chez nous. On doit nous avertir », lance Mme Cyr Picard.
Ces arbres avaient été plantés par M. Picard il y a près de 40 ans.
« Moi, la forêt, j’aime ça et j’en prends soin. Mais ça me fait mal au cœur quand je vois ce qui se passe. »
« On ne comprenait pas nous comment on tenait à nos arbres. Nos arbres, c’est nos poumons », ajoute Nicole Cyr Picard.
La route 120 avait été complètement sectionnée à deux endroits lors des pluies diluviennes de juin 2023. Plus de 100 millimètres de pluie étaient tombés en seulement une heure.