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Rémy Fortin veut que la maladie de Lyme soit reconnue

Publié le 7 février 2018 à 13:27, modifié le 7 février 2018 à 15:45

Par: Mariane Lajoie

Le dossier de Rémy Fortin, cet agent de protection de la faune de Charlevoix qui est atteint de la maladie de Lyme, évolue. Son diagnostic est reconnu aux États-Unis, mais pas au Québec. Plusieurs personnes se sont mobilisées ce matin pour faire avancer le dossier à l’Assemblée nationale du Québec.

Dans un point de presse, il a fait la demande que son congé de maladie soit prolongé. En novembre prochain, si rien ne change, Rémy Fortin n’aura plus le droit à l’assurance maladie de la part de son employeur. Et comme son diagnostic n’est pas reconnu, il ne peut pas être traité ici.

«Je vous lance un cri du cœur aujourd’hui. Est-ce que quelqu’un peut me garantir aujourd’hui que je peux conserver mon lien d’emploi ? Et que je ne me retrouverai pas devant rien, le temps qu’on établisse un protocole clair et un test de diagnostic pour la maladie de Lyme», a-t-il demandé.

Rémy Fortin a aussi demandé que la maladie de Lyme soit reconnue comme une maladie professionnelle chez les agents de protection de la Faune. Il songe à faire des démarches en Allemagne pour aller chercher un second diagnostic positif, et à se faire soigner à Cuba, même si les coûts seront faramineux.

Gaétan Barrette réagit

Lors du point de presse ce matin, plusieurs intervenants ont pris la parole. L’Association québécoise de la maladie de Lyme a déposé une pétition avec près 8000 signatures pour faire reconnaître la maladie. Il y a eu des interventions de Sylvain Roy et de Sylvain Pagé, porte-paroles de l’opposition officielle.

Gaétan Barrette a mentionné que des démarches scientifiques sont présentement effectuées et que de plus en plus de régions du Québec sont touchées. Il a expliqué que cette maladie, si elle n’est pas prise en charge rapidement, devient difficile à diagnostiquer.

«C’est une maladie qui au début se manifeste d’une façon claire avec une éruption cutanée et ainsi de suite. Et lorsque la maladie évolue de façon chronique, parfois le diagnostic peut être plus difficile à faire. Il n’est pas plus facile à faire aux États-Unis qu’au Québec», affirme-t-il.

Gaétan Barrette ne s’est pas avancé sur le cas de Rémy Fortin. Il a toutefois mis en garde les patients contre les charlatans de d’autres pays qui pourraient donner de faux diagnostics positifs.