Mines Gaspé: évaluation de la biodiversité et forages cet été
Publié le 15 avril 2026 à 17:10, modifié le 15 avril 2026 à 19:48
Par: Patrick Giguère
Une centaine de personnes de la région se sont déplacées hier soir pour assister à la rencontre d’information et d’échanges avec Métaux Osisko. La minière a révélé une hausse importante des ressources estimées ainsi que son calendrier de travaux pour la saison estivale.
L’objectif de la soirée était principalement de faire une mise à jour du projet minier, qui serait le plus important site non développé en Amérique du Nord.
Plus tôt en journée, la société a annoncé que les forages réalisés l’été dernier établissent que la ressource est 119% plus élevée qu’initialement prévue.
« Ça fait un bon bout de temps que c’est dans la mire, et là, ils viennent nous dire que c’est plus riche qu’on pensait : c’est super. Ça donne espoir à Murdochville », rêve Marie-Mai Dupuis, une résidente de Murdochville.
Robert Whares a expliqué que les études économiques préliminaires pourraient débuter à l’automne ou à l’été 2027, selon les résultats des activités de forage dans la fosse du mont Needle, prévus cet été.
Une armée de biologistes sera embauchée pour réaliser l’inventaire de la flore et de la faune.
« C’est nécessaire pour l’étude de l’impact environnemental, il faut tout faire, ça fait partie du processus », fait savoir le grand manitou de Métaux Osisko.
L’évacuation de l’eau accumulée dans la fosse devrait débuter l’an prochain.
« Ça retarde : on espérait avoir déjà les permis. Ce sont des permis, c’est compliqué. C’est un enjeu sensible, évidemment, pour la population de la Gaspésie. Ça touche la rivière York. On ne veut pas manquer notre coup, on veut être certains que le risque soit à peu près zéro. Ça prend d’autres études. »
Un citoyen de la municipalité, ancien travailleur minier à Fermont, a remis en main propre un document au président d’Osisko afin de l’encourager à améliorer la qualité de vie sociale dans la communauté, notamment en limitant le recours au navettage des futurs travailleurs.
« Je demande à Métaux Osisko d’en faire plus. On ne se contera pas de ça. Avec un pareil gisement, montré nous ce que vous êtes capable de faire pour nous faire plaisir », lâche Pierre-Paul Dupuis.
Sur le plan économique, des entreprises locales profitent déjà de contrats de la minière.
« En travaillant ensemble, c’est plus agréable de voir ce qu’on peut faire », mentionne Marie-Claude Brière, la directrice générale de la chambre de commerce de la MRC de La Côte-de-Gaspé. « Ce qu’on sent en ce moment, c’est qu’il y a beaucoup d’engouement, mais je crois que les gens ne sont pas conscients que c’est un processus lent. Et c’est la que les soirées comme ce soir sont excellentes. »
C’est donc avec un peu de patience que les habitants et commerçants de la municipalité devront s’attendre à une certaine ruée vers le cuivre quelque part au début des années 2030.