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Foyers de soins : la Cour donne raison aux travailleurs

Publié le 3 juillet 2019 à 16:53, modifié le 3 juillet 2019 à 16:53

Par: Jacob Cassidy

La Cour du Banc de la Reine du Nouveau-Brunswick donne finalement raison aux travailleurs des foyers de soins.

La juge Tracey DeWare arrive à la même conclusion que la Commission du travail et de l’emploi. Elle a jugé la Loi sur les services essentiels dans les foyers de soins comme étant inconstitutionnelle.

Fredericton dispose de six mois pour effectuer les modifications législatives appropriées. Le droit de grève des 4000 employés des foyers de soins demeure suspendu d’ici là. «Cette suspension permettra d’offrir une tranquillité d’esprit aux résidents des foyers de soins et à leur famille pendant que le gouvernement étudie ses possibilités»,a déclaré la ministre du Développement social Dorothy Shephard.

Le syndicat demande au gouvernement de rappeler l’Assemblée législative dans les plus brefs délais pour régler ce dossier. « Je suis heureuse de voir que la juge DeWare a réitéré la décision de la Commission. Toutefois, la crise de recrutement et de rétention dans les foyers de soins ne peut pas attendre 6 mois. C’est pourquoi nous demandons au gouvernement de rappeler l’Assemblée législative immédiatement afin de modifier la loi selon les attentes des deux tribunaux qui ont statué sur la question », a déclaré Sharon Teare, présidente du Conseil des syndicats des foyers de soins du N.-B.

La ministre du Développement sociale dit  vouloir prendre connaissance des détails du jugement avant de se prononcer sur les prochaines étapes. «Étant donné que nous venons de recevoir la décision, nous prendrons le temps de l’examiner attentivement, et des décisions quant aux prochaines étapes seront prises plus tard», mentionne-t-elle.

32 mois sans contrat de travail

Les travailleurs des 45 foyers de soins représentés par le Conseil des syndicats des foyers de soins du N.-B. sont sans contrat de travail depuis 32 mois. Ils réclament notamment de meilleures conditions salariales pour faciliter la rétention de main d’œuvre.

Plus tôt cet automne, une majorité de députés à l’Assemblée législative se sont dit en faveur d’un arbitrage exécutoire dans le dossier. Le gouvernement Higgs se dit uniquement prêt à se soumettre à cet exercice sous certaines conditions.

« Nous demandons au gouvernement de respecter la volonté des travailleurs et des députés en enclenchant dès maintenant ce processus pour que l’on puisse finalement régler la crise dans nos foyers de soins », a déclaré Sharon Teare.

«Je demeure optimiste que les deux parties pourront éventuellement réussir à conclure une entente négociée», affirme Mme Shephard