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Résidences Mgr Chiasson | La gestion du gouvernement critiquée

Publié le 20 juillet 2020 à 17:31, modifié le 20 juillet 2020 à 17:31

Par: Antoine Pelland-Ratté

Bains moins nombreux qu’à l’habitude, manque d’employés et nombre élevé de nouveaux protocoles à respecter ; un foyer de soins de Shippagan vit des moments difficiles. Les Résidences Monseigneur Chiasson et des élus accusent le gouvernement de ne pas donner aux foyers de soins le soutien nécessaire pour offrir les services.

 

COVID-19 et manque de main-d’œuvre ne font pas bon ménage à la Résidence Monseigneur Chiasson, à Shippagan. La directrice du foyer de soins, Anne-Marie Chiasson, déplore la charge de travail des employés.

«Le nombre d’heures est insuffisant. Les tâches de travail sont donc très lourdes. Ça amène à un épuisement. Il faut absolument que les heures soient ajustées et que ce soit l’enjeu des prochaines élections. […] De plus en plus d’employés sont prêts à aller dans des foyers privés parce que la charge de travail est moins lourde», explique-t-elle.

La directrice note que les employés sont désormais plus nombreux à prendre des congés maladie. Elle souhaite que de nouveaux postes soient créés… mais la relève ne semble pas au rendez-vous.

«On a de plus en plus de misère à recruter des gens. […] C’est difficile parce qu’il va falloir que le gouvernement mette de l’argent dans le système pour promouvoir ces professions-là. Plusieurs années passées, tout le monde allait en soins. Maintenant, les jeunes se désintéressent des soins.»

Elle reproche également aux gouvernements antérieurs de ne pas avoir agi lorsqu’il était encore temps. C’est aussi l’opinion de la mairesse de Shippagan, Anita Savoie Robichaud.

«Moi, je pense que c’est un problème systémique, dit-elle. Il faut à un moment donné que le gouvernement regarde. Quand je dis gouvernement, c’est tous partis confondus. Il faut qu’il regarde la situation de façon globale. C’est vrai qu’il manque de personnel.»

Le porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé, Jean-Claude D’amour, rappelle que son parti avait fait la promesse lors des dernières élections de bonifier le nombre d’heures de soins par résident.

«Toute la question de la rétention et du recrutement de la main-d’œuvre ; les conservateurs n’ont rien fait au cours des deux dernières années», lance-t-il.

Le directeur général de l’Association francophone des aînés du Nouveau-Brunswick, Jean-Luc Bélanger, souhaite que le gouvernement fédéral prenne en charge la situation.

«Parce que nous, ont dit au gouvernement fédéral : ne donnez pas un chèque en blanc au Nouveau-Brunswick. Nous, on veut que le fédéral donne des conditions, des normes, et qu’il fasse en sorte que les conditions de travail changent au niveau de nos préposés.»

Les Résidences Monseigneur Chiasson ont récemment ouvert la porte aux proches aidants. Ce foyer de soins assure que les employés font du mieux qu’ils peuvent pour assurer un service de qualité malgré tout.