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EXCLUSIF | Un rapport démontre des failles dans le pont de la rivière Sénescoupé

Publié le 7 novembre 2018 à 13:27, modifié le 7 novembre 2018 à 17:25

Par: Carl Vaillancourt

Une expertise réalisée par une firme d’ingénierie a révélé des failles dans la construction du pont de la rivière Sénescoupé situé à Saint-Clément dans le Bas-Saint-Laurent, qui ne répondrait plus aux exigences du ministère en 2018.

Dans le rapport effectué par WSP Canada inc. en octobre 2016, l’état du pont comporte certaines anomalies en raison de son âge. Construit en 1939, le pont de la rivière Sénescoupé ne répond plus aux exigences du ministère des Transports, puisque les piles de l’infrastructure se retrouve à l’intérieur même du lit mineur de la rivière malgré qu’elle n’ait pas 30 mètres de largeur.

Lors des crues printanières, les embâcles pourraient venir faire sortir la rivière de son lit. Une situation qui peut devenir problématique, mais dans le cas échéant, la dénivellation des abords fait en sorte qu’aucune maison ne s’y trouve. Les risques d’inondations sont quasi-nulles.

Selon la réglementation émise par le ministère lors de la construction d’un nouveau pont, il est exigé de ne pas placer de poutre dans le lit mineur d’une rivière si elle fait moins de 30 mètres de largeur à l’emplacement où le pont se trouve. À cet endroit, la largeur de la rivière Sénescoupé ne dépasse pas 20 mètres.

Depuis 2008, plusieurs rapports réalisés par des firmes externes démontrent des fissures autant la structure que sur les poutres qui maintiennent le pont au-dessus de la rivière.

De 2010 à 2014, l’état n’aurait pas changé. Toutefois, aucune mise à jour n’a été faite entre 2014 et 2018.

Autre fait troublant, une firme a recommandé au ministère des Transports de réaliser une étude sur la capacité de portance du pont.

Dans une expertise réalisée en 2008, on note que l’affaissement de la structure et le cisaillement de fissures dans les poutres sont le résultat d’un plus grand volume de passage que cela avait été prévue à la construction il y a 69 ans.

« L’emplacement et l’inclinaison de la fissure laissent croire qu’il s’agit d’une fissure de cisaillement. Le passage de
camions ayant un poids supérieur au poids du camion considéré, lors de la conception en 1939, peut expliquer
l’apparition d’une fissure ayant une ouverture aussi importante», peut-on lire dans l’analyse réalisée par la firme d’ingénierie CIMA+.

Il n’y a toutefois pas que le passage plus important de gros camions qui soient responsables des fissures, mais également les intempéries météorologiques qui ont leur part de responsabilités.

De son côté, le maire a avoué ne pas être inquiet de ses nouvelles informations, puisqu’une vérification par le ministère du pont serait réalisée de façon annuelle.

Toutefois, le ministère n’a pas été en mesure de fournir les preuves d’une expertise pratiquée entre la date du rapport publié par WSP Canada incorporé et aujourd’hui, soit 25 mois plus tard.

Une réponse du ministère des Transports du Québec se fait toujours attendre.