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Être une femme en politique au Nouveau-Brunswick

Publié le 8 mars 2019 à 14:10, modifié le 8 mars 2019 à 16:40

Par: Alexie André Belisle

Il y a très peu de femmes en politique dans les différents paliers gouvernementaux au Nouveau-Brunswick. Nous avons demandé à deux politiciennes de la Péninsule acadienne de nous parler de leur expérience.

Selon les données récentes fournies par le gouvernement seulement 32% de tous les postes de conseillers municipaux et 18% des postes de maires sont occupés par des femmes au Nouveau-Brunswick. Et la situation est similaire au niveau provincial explique la députée provinciale de la circonscription de Caraquet Isabelle Thériault :

« Ben c’est sûr qu’au niveau de la représentation politique à la province, parce que moi c’est au niveau provincial, on a encore très peu de femmes, on est 10 femmes sur 49 députés. »

La députée affirme avoir malgré tout vécu une expérience positive : « moi pour ma part j’ai pas eu de grandes barrières ou de grands obstacles. Quand j’ai eu le désir de me présenter, je me suis avancée et la communauté ici dans la circonscription de Caraquet a vraiment été réceptive. C’est la première fois qu’ils élisent une femme députée. »

Même chose pour la conseillère de Shippagan Marie-Lou Noël. Selon elle, c’est grâce aux femmes qui sont passées avant :

« Merci à toutes celles qui ont passé avant nous, qui ont fait en sorte qu’aujourd’hui on n’a plus ce sentiment-là de power trip des hommes. Il y en a qui sont passées avant nous, qui ont subi de l’abus physique, de la violence, même des agressions, elles ont vécues ça, elles se sont battues. »

Mais il reste encore des défis. La conciliation travail-famille est ardue pour qui voudrait se présenter en politique précise Isabelle Thériault :

« Dans le cas où une femme serait la personne qui serait plus à charge de l’enfant, ça peut représenter un défi de taille. Oui, c’est sûr. La distance est difficile. Et la logistique d’une vie en politique qui demande d’être disponible pas loin de 24h sur 24, ça peut causer des défis au niveau de la qualité de vie et de l’équilibre travail-famille. »

Différents outils pourraient être utilisés pour aider les parents suggère Marie-Lou Noël : « des façons virtuelles de participer aux réunions et ça existe présentement mais ça n’est pas dit, ça n’est pas propagé donc on doit faire une campagne de sensibilisation. Donc si mon enfant est malade, je suis prise à la maison, il y a une réunion publique le soir même, je peux virtuellement participer à la réunion. Donc il y a une façon pour moi de quand même rester impliquée. »

En attendant, elle veut porter ce message aux jeunes femmes qui hésitent à s’impliquer en politique :

« Si tu as quelque chose à dire, si tu as quelque chose à apporter, que tu le sais que tu es capable de t’impliquer ou que tu doutes, ben fonce, vas-y et n’aies pas peur. »