Énergie NB : une hausse en chasse une autre
Publié le 15 avril 2026 à 16:32, modifié le 15 avril 2026 à 16:48
Par: Pierre-Marie Nicolas
Depuis ce mardi, les tarifs d’électricité grimpent à nouveau au Nouveau-Brunswick. Une quatrième hausse consécutive, encore une fois plus rapide que l’inflation, qui s’ajoute à celle de l’essence et pèse lourdement sur les ménages de la province.
Pour plusieurs, l’écart entre les revenus et le coût de la vie devient intenable. « Ma réaction, ils sont en train de nous mettre dans le trou », confie une résidente. « Le petit chèque qu’on a là, il y a une grande différence avec le coût de la vie. Ça ne marche plus. »
Les aînés et les familles à faibles revenus en première ligne
Dans le Nord de la province, où le chauffage électrique domine, l’inquiétude est encore plus vive. « C’est très injuste que l’électricité augmente comme ça », souligne une aînée. « Notre pension n’augmente pas, et je me demande ce qui va arriver pour les gens d’ici. »
D’autres s’alarment des conséquences pour les plus vulnérables : « Je vois que pour les personnes à faibles revenus, c’est épouvantable. Elles perdent complètement la qualité de vie, et c’est triste pour les enfants aussi. »
Une tendance lourde
Sur deux ans, les tarifs d’électricité dans la province ont gonflé de près de 35 %. Quatre augmentations consécutives, dont aucune n’a respecté le rythme de l’inflation. Et ce n’est pas terminé : Énergie NB compte demander deux nouvelles hausses de 6,5 % au cours des deux prochaines années.
La colère vise aussi Fredericton
Le mécontentement ne s’arrête pas aux portes de la société d’État. Il déborde jusqu’au gouvernement provincial, accusé de rester les bras croisés.
« Le gouvernement est voleur, ça n’a juste pas de sens où on est rendu », lance un citoyen visiblement excédé. « Pour le gaz, l’électricité, la nourriture, c’est honteux. » Un autre s’inquiète de la suite : « Ça a monté, ça monte, ça grimpe. Qu’est-ce qui va arriver bientôt ? Une guerre ? »
Un plan promis dans 60 jours
Sur le plan politique, le gouvernement s’est engagé à présenter un plan dans 60 jours. Gouvernance, dette de 6 milliards, choix énergétiques : tout sera sur la table. D’ici là, ce sont les abonnés qui paient.