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Décès de Chantel Moore : toxicologue et pathologiste témoignent

Publié le 18 mai 2022 à 16:54, modifié le 18 mai 2022 à 16:54

Par: Mickael Robitaille

C’était aujourd’hui la 3e journée de l’enquête du coroner sur le décès de Chantel Moore.

Après avoir entendu hier les témoignages des policiers impliqués, c’était au tour notamment des pathologistes et toxicologues qui ont effectués l’autopsie de la jeune femme d’être appelés à la barre.

Le pathologiste qui a pratiqué l’autopsie sur Chantel Moore a témoigné. Le Dr. Marek Godlewski a décrit en détail les blessures subites par la jeune femme autochtone lors de cette nuit fatidique du 4 juin 2020.

Il a dit aux jurés qu’elle était décédée des suites de blessures par balle. Des quatre projectiles tirés sur la jeune femme de 26 ans, 2 se sont logées dans sa poitrine, un dans son abdomen et un dans sa jambe gauche. La balle qui lui aura été fatale serait celle qui l’a frappé sur le côté gauche, près de la clavicule et du sternum.

On rappelle que Jeremy Son, le policier qui a tiré sur Mme Moore a expliqué qu’il n’avait pas d’autres choix que de décharger son arme de service selon lui puisque la jeune femme brandissait un couteau et qu’il devait protéger sa propre vie.

De son côté, le toxicologue James Wigmore, a déclaré aujourd’hui que la jeune femme avait consommé l’équivalent de cinq bières le soir de sa mort. Selon lui, Mme Moore n’était pas ivre bien qu’elle avait 137 milligrammes d’alcool par 100 millilitres de sang dans son système. Pour comparer, la limite d’alcool permise pour conduire est de 80 milligrammes d’alcool par 100 millilitres de sang.

Il croit qu’elle n’était pas intoxiquée au point de ne pas comprendre les demandes du policier lorsqu’il lui demandait de lâcher son couteau, bien qu’elle dormait probablement profondément à cause de l’alcool consommé, ce qui a fait en sorte que le policier a eu de la misère à la réveiller.

Par contre, ça lui aurait peut-être causé des problèmes de vision donc elle pourrait avoir fixé la lampe brandit par le policier Jeremy Son sans pouvoir voir ce qui se passait autour. Au moment où l’agent l’a réveillée, elle était probablement confuse.

D’autres témoignages ont aussi été entendus, dont l’enquêteur en chef du BEI, et l’ancien chef de la Force policière d’Edmundston.

On rappelle que le but de cette enquête n’est pas de savoir s’il y a eu négligence ou de trouver un coupable. L’avocat T.J. Burke qui représente la famille de la défunte espère que cette enquête va permettre de présenter plusieurs recommandations.