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Fusion avortée : Baie-Sainte-Catherine en paix avec sa décision

Publié le 28 mai 2025 à 16:46, modifié le 28 mai 2025 à 16:46

Par: Jean-Baptiste Leveque

La Municipalité de Baie-Sainte-Catherine a renoncé il y a une semaine au projet de fusion avec Saint-Siméon, provoquant la surprise dans le milieu politique de Charlevoix-Est. Le maire Donald Kenny a tenu à faire le point sur les raisons de cette décision.

La volte-face de Baie-Sainte-Catherine sur le projet de fusion a fait grand bruit depuis une semaine. Elle a causé l’incompréhension du conseil de Saint-Siméon, prêt à aller de l’avant. La MRC de Charlevoix-Est appuyait le projet. Elle avait toutefois écarté temporairement la possibilité d’annexer les territoires non organisés de Sagard et Mont-Élie.

Cette option aurait pu faire une différence dans la décision de Baie-Sainte-Catherine si elle impliquait une baisse de taxes importante. C’est ce qu’avance le maire de Saint-Siméon, mais un tel scénario n’apparait pas dans l’étude finale.

« S’ils arrivaient puis il y aurait du changement, que le TNO décidait d’embarquer, on recommence puis on voit les chiffres », lâche le maire de Baie-Sainte-Catherine, Donald Kenny.

La préfet de la MRC, Odile Comeau, est persuadée que la fusion reste « la meilleure façon de faire » et croit que le projet « peut évoluer ». Mais c’est sans tenir compte de l’acceptabilité sociale.

« En fin de semaine, je pourrais dire que j’ai eu une vingtaine de téléphones que la population ne veut pas la fusion, question d’identité », affirme le maire Kenny.

Les avis recueillis sur le terrain ont aussi convaincu le conseil de ne pas organiser de référendum, une dépense jugée trop chère devant l’évidence. La municipalité de moins de 200 habitants a pourtant dégagé un surplus de plus de 50 000 $ pour la dernière année.

Le maire estime que la situation est meilleure qu’il y a un an, quand il avait fait la demande d’étude. Donald Kenny est également confiant que les citoyens veulent s’impliquer pour la municipalité, notamment en vue des prochaines élections.

« On peut continuer comme ça encore un bout. Quatre conseillers, un maire. On a des nouveaux arrivants, il y en a qui vont vouloir se présenter puis continuer », assure-t-il.

L’abandon du projet de fusion ne signifie pas que Baie-Sainte-Catherine veut couper les ponts avec sa voisine. Elle veut au contraire poursuivre la discussion pour davantage de collaboration entre les deux municipalités.