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Vers un changement de syndicat au Club Med ? : « on a vu des affaires qui ne devraient plus se voir », déclare la CSN

Publié le 27 février 2025 à 17:30, modifié le 28 février 2025 à 14:36

Par: Jérôme Gagnon

La majorité des travailleurs du Club Med Québec-Charlevoix changeront-ils de syndicat ? La question est en suspens alors que la période de maraudage syndicale en cours prendra fin dès vendredi. La CSN et le syndicat des Teamsters tentent de séduire les travailleurs et ça joue du coude sur le terrain.

Photos tirées du Facebook du Conseil central Québec-Chaudière-Appalaches (CSN)

« Ils n’ont jamais vu les Teamsters en trois ans, et là, bizarrement, parce qu’on a déposé une requête en accréditation, on les voit partout », signale la présidente du Conseil central Québec-Chaudière-Appalaches, Barbara Poitier.

Depuis 2021, plus de 200 travailleurs du Club Med Québec Charlevoix sont représentés par les Teamsters. Devant l’échéance de leur convention collective, une requête a été déposée le 21 février au ministère du Travail par la CSN, avec l’appui d’une majorité d’employés.

« On avait été contactés il y a quelques années parce que, justement, les travailleurs et travailleuses se posaient des questions et qu’il y avait clairement des lacunes concernant leurs conditions de travail », raconte la syndicaliste.

Mercredi, des représentants de la CSN se sont rendus près de l’hébergement des travailleurs afin d’apporter leur soutien. Ils dénoncent les méthodes employées par leur compétiteur.

« Ils vivaient sur le terrain ce qui ne doit jamais arriver. Il y avait beaucoup de désinformation. Ce n’est pas vrai que le Club Med va fermer parce que la CSN est là, ni que les gens vont tous repartir dans leur pays pour être remplacés par des Guatémaltèques. Ce n’est pas vrai, et une centrale digne de ce nom ne fait pas peur à ces travailleurs et travailleuses », ajoute-t-elle.

D’ailleurs, d’autres sorties médiatiques ne seraient pas exclues prochainement à la lumière de certains témoignages, laisse entendre le syndicat.

« On a vu des travailleurs et des travailleuses qui pleuraient et qui étaient très émotifs. On a aussi vu des situations que je ne peux pas évoquer parce qu’on est en enquête, mais on a observé des choses qui ne devraient même pas exister en 2025 », alerte Barbara Poitier.

Face à ces propos, le syndicat des Teamsters a choisi de ne pas envenimer la situation. Son directeur des communications précise que des équipes syndicales sont présentes sur place pour faire signer des cartes et mobiliser les travailleurs et travailleuses. Il s’agit d’activités légitimes, encadrées par un processus légal, qui suit actuellement son cours, précise-t-il.

(MISE À JOUR 28 février) Quelle est maintenant la suite ? Le tribunal fera son enquête et, suite à cette enquête, s’il en venait à la conclusion qu’il y a deux syndicats ayant obtenu la majorité, un vote pourrait être déclenché. Cette période peut prendre quelques semaines après la fin de la période de maraudage.