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Vents violents : l’heure est au nettoyage

Publié le 18 mars 2026 à 17:33, modifié le 18 mars 2026 à 22:13

Par: Charles Boisvert

Après les forts vents d’hier qui ont causé beaucoup de dégâts, c’était l’heure du nettoyage aujourd’hui pour plusieurs municipalités. Pour leur part, les équipes d’Hydro-Québec devaient rebrancher les derniers clients qui sont toujours privés d’électricité.

La situation semble se rétablir. Au KRTB, on compte quelques foyers à peine sans électricité, alors que L’Islet, il ne reste qu’une douzaine d’adresses qui étaient toujours privées de courant début de soirée.

À Saint-André-de-Kamouraska, cet avant-midi, déjeuner et café étaient servis aux citoyens à la salle municipale.

« C’est surtout pour que les gens puissent sortir de leur maison et venir se réchauffer et charger les appareils électroniques aussi. On se rend compte que la communication est vraiment difficile », explique la mairesse de Saint-André-de-Kamouraska, Chantal Parenteau.

Une panne de courant frappait la municipalité depuis 14h hier. Certains résidents ont donc dû passer la nuit au froid, sans chauffage.

« Moi, chez nous, j’ai trouvé ça plate, parce que pas de télévision, la grosse noirceur, c’est vraiment noir dans les maisons », mentionne la citoyenne Doris Tessier. « Et là, ce matin, il ne faisait vraiment pas chaud dans la maison, donc je me suis dépêché à allumer le poêle ».

Des aînés résilients

Armée d’une génératrice, la résidence Desjardins était prête à affronter cette panne de courant. Le réservoir permet encore de tenir deux à trois jours sans électricité.

« Il faut être résilients. Vous savez, le bâtiment date de 1996, et on n’a jamais eu besoin d’une période aussi longue que ça avec la génératrice », indique le président de la Corporation Domaine Les Pèlerins, Gervais Darisse.

Chez Hydro-Québec, les travaux sont complexes.

« Certaines interruptions nécessitent des réparations très importantes, au niveau de certaines sections de notre réseau qui ont été plus endommagées, où il y a des poteaux cassés, on doit remplacer des équipements et souvent ça nécessite plusieurs équipes », explique la conseillère relations avec le milieu chez Hydro-Québec, Mélanie Racette.

Écoles fermées

Au Kamouraska, les écoles de Saint-André, Saint-Bruno et Saint-Joseph ont été fermées pour la journée. Par ailleurs, à Saint-Joseph, la municipalité a été privée de courant pendant 24 heures.

« Notre enjeu majeur, c’est que pas d’électricité, pas d’eau chez nous », mentionne la mairesse de Saint-Joseph-de-Kamouraska, Nancy St-Pierre.

Heureusement, la situation a été rétablie ce matin, mais les événements rappellent l’importance d’être prêt.

« Ça nous fait prendre encore plus conscience qu’il faut s’activer dans notre plan d’urgence. On en a un en place, mais je pense qu’on n’avait jamais eu à le mettre à l’épreuve », ajoute Nancy St-Pierre.

L’heure du nettoyage

Ailleurs où les vents ont fait des dégâts, l’heure est au nettoyage. Des équipes étaient à la tâche sur le toit de l’usine Prelco à Rivière-du-Loup, mais aussi dans plusieurs résidences.

Chez Construction ZAM, le téléphone a sonné une cinquantaine de fois.

« C’est très occupé. C’est des événements météo extrêmes comme ça, pour les contracteurs en construction, ça vire nos cédules de bord assez rapidement », indique le chargé de projet et estimateur, Steven Roseberry.

Effondrement du mur, 24 heures plus tard

Au lendemain de l’effondrement d’un mur de briques à l’école Saint-François-Xavier à Rivière-du-Loup, les élèves étaient en classe aujourd’hui.

Le stationnement donnant sur la rue St-Pierre et une partie de la cour d’école ne sont pas accessibles. Une expertise est en cours afin de déterminer la cause exacte de l’écroulement.