Vendredi fou : combattre localement la folie consommatrice
Publié le 28 novembre 2025 à 14:31, modifié le 28 novembre 2025 à 15:01
Par: Louis-Philippe Morin
Les emplettes de Noël ont peut-être commencé pour certains, mais quelques-uns attendaient les offres du vendredi fou. Cette journée fait mal aux commerces locaux qui tentent, malgré tout, de répliquer.
Difficile d’échapper aux rabais et aux offres des grandes surfaces en ce vendredi fou… Outil de marketing ou véritables rabais? Difficile de faire la différence aussi. Toujours est-il que les consommateurs veulent en profiter… souvent au détriment des commerces locaux.
« Je pense qu’on peut parler de folie. Clairement, si on entre dans le jeu, si on entre dans la surconsommation, les faux-rabais, consommer toujours plus… Moi c’est quelque chose qui me dérange, je dois l’admettre. », se désole Mélanie Langlois, propriétaire de la librairie Liber à New Richmond.
Il est facile d’appuyer sur un bouton et de commander tout ce qu’on désire sur des plateformes d’achats. Aussi, afin de contrer cet effet, des commerces régionaux proposent les vendredis solidaires.
« J’avais envie de soutenir ma communauté. Je me demandais comment… et on a choisi, plutôt que d’offrir des rabais aujourd’hui… On a transformé le vendredi fou en vendredi solidaire. On remet, en fait, 10 % de notre chiffre d’affaires, d’une des plus grosses journées de l’année, à la source alimentaire Bonavignon. », explique madame Langlois.
Une proposition qui s’additionne aussi, ces jours-ci, d’une nouvelle campagne d’achat local dans la MRC Avignon.
« … C’est de réfléchir avant… et de vérifier, avant d’acheter en ligne, s’ils sont disponibles sur le territoire. Il y a beaucoup de produits qui sont disponibles chez des commerçants très dynamiques. C’est simplement de développer le réflexe et de voir qu’est-ce qui est disponible dans la MRC. », nous dit le préfet de la MRC Avignon, Mathieu Lapointe.
Une figure bien connue dans la région, le magicien David Philippe, prête son talent à cette nouvelle campagne. Et le citoyen croit en son produit.
« Quand on appuie sur le bouton Amazon… Ça peut être des outils ou n’importe quoi. Tu n’achètes pas le service qui vient avec. Tu vas chez un pièce d’auto ici… Tu reviens avec ta perceuse… Si elle est brisée, ils peuvent… C’est un peu gênant si tu l’as acheté ailleurs. Moi, ça ne me fait rien… Des fois de payer un peu plus cher, mais quand j’en ai besoin, je l’ai à portée de main. », mentionne David Philippe.
Devant les commerces de la région, des consommateurs ressortent satisfaits de ce qu’ils ont trouvé… et se réjouissent d’avoir pu trouver ce qu’ils cherchaient à quelques kilomètres de chez eux.
« On ne va pas sur Amazon. On vient quand il y a des gros spéciaux… Comme 30 %, ça vaut la peine en mausus. », sourit cette sympathique dame.
« J’achète le plus possible. J’achète le plus possible régional. », lance celle-ci.
Comme quoi, la meilleure aubaine n’est peut-être pas toujours celle qu’on veut nous faire croire.