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Dame nature complique la vie des agriculteurs de la région

Publié le 26 juin 2026 à 18:20, modifié le 26 juin 2026 à 18:20

Par: Charles Leblanc

Entre 100 et 130 millimètres de pluie sont tombé dans les différents secteurs du KRTB au cours du mois de juin, selon environnement Canada. Une augmentation considérable par rapport à la moyenne et qui complique le travail des agriculteurs, qui sont inquiets pour la saison estivale.

La saison des récoltes débute pour plusieurs agriculteurs de la région. Mais déjà, la situation est critique.

« Je vous rappelle toujours que l’important en agriculture c’est vraiment notre équilibre des deux, autant de soleil que de pluie », explique Nathalie Lemieux, présidente de l’Union de l’Union des producteurs agricoles du Bas-Saint-Laurent.

Toutes ces précipitations ont des impacts multiples sur les opérations d’une ferme laitière, comme celle de madame Lemieux.

« Que ce soit les productions animales, parce qu’on a du foin à faire et des prairies à récolter, ça vient affecter aussi nos productions fruitières, nos produits maraîchers » mentionne la présidente de l’UPA Bas-Saint-Laurent.

Selon elle, une partie du mal est déjà fait et ce sera difficilement rattrapable.

On va peut-être capable d’aller chercher un volume intéressant en deuxième coupe parce que les précipitations vont aider au regain, mais on n’aura pas le même volume, l’importance de la première coupe demeure toujours », confirme madame Lemieux.

Minuit moins une

Pour Martin Lebel, copropriétaire de la fraisière Lebel à Saint-Arsène, la situation devient de plus en plus inquiétante.

« Ah là, on commence à être stressé pas mal. Parce que là, la pluie quand ça fait longtemps qu’on n’a pas eu c’est toujours bienvenu, mais là un moment donné la goutte est en train de faire déborder le vase », témoigne monsieur Lebel.

Les conditions nécessaires pour faire pousser des fraises ne sont tous simplement pas au rendez-vous depuis le début de juin.

« Veux veux pas, le fruit quand il pleut, si y’a pas de soleil, y’a pas de vent, les rangs ne s’assèchent pas, fak un fruit dans l’humidité ça fini par pourrir », décrit le maraicher.

Pourtant, la saison avait si bien commencé et l’espoir était au rendez-vous.

« Ça fait partie des risques. C’est sûr que c’est plate parce que là on a eu un printemps frais qui favorise une installation de la plante et une belle production. C’est ça qu’on va avoir. C’est grave y’a beaucoup de fruit. Mais là c’est en train de virer à la catastrophe. S’il n’arrête pas de mouiller, ça va pourrir la », précise Martin Lebel.

Toutefois, si la météo n’est pas clémente dans les prochaines semaines, les agriculteurs en subiront les conséquences.

« Ça va être terrible, des pertes de 50% probablement de fruitage », confirme le copropriétaire de la fraisière Lebel.

Les agriculteurs du Bas-Saint-Laurent se retrouvent impuissants face aux caprices de dame nature. En attendant, ils n’ont pas vraiment d’autres choix que d’espérer un mois de juillet plus ensoleillé.