Urgences menacées : souligner à la députée un an d’incertitude
Publié le 29 janvier 2026 à 17:22, modifié le 29 janvier 2026 à 17:22
Par: Charles Boisvert
Ça fait maintenant un an jour pour jour que le CISSS du Bas-Saint-Laurent a évoqué la possibilité de fermer la nuit l’urgence de Trois-Pistoles. Quelques citoyens des Basques se sont rendus, cet avant-midi, au bureau d’Amélie Dionne pour lui remettre une lettre. Et elle leur a répondu.
Ils étaient sept membres du Comité de sauvegarde de l’urgence de Trois-Pistoles à avoir fait la route jusqu’à Rivière-du-Loup pour « célébrer » un bien triste anniversaire. Armés de chapeaux d’anniversaire et de flûtes de fête, ils ont offert un gâteau et une lettre à leur députée.
« On est là pour lui demander de prendre position contre la fermeture des urgences de Trois-Pistoles et de Pohénégamook », explique Josiane Plamondon, membre du Comité de sauvegarde de l’urgence de Trois-Pistoles.
Amélie Dionne a répondu aux citoyens en réitérant que le statu quo n’est pas soutenable et qu’il faudrait prodiguer davantage de soins à domicile.
« On a un maximum de ressources. On a un budget, donc il faut voir dans le cadre budgétaire qu’on a, dans les ressources qu’on a, voir comment on peut bonifier nos services et répondre aux besoins de la population », affirme la députée-ministre de Rivière-du-Loup–Témiscouata–Les Basques dans le cadre de son échange avec les membres du comité citoyen.
Échange insatisfaisant
Les défenseurs des soins de santé dans les Basques sont toutefois restés sur leur faim.
« Je n’ai absolument pas été satisfait, mais c’est à ce qu’on attendait exactement », soutient Félix Lévesque, membre du Comité de sauvegarde de l’urgence de Trois-Pistoles.
« On ne sent pas que madame Dionne défend les intérêts de la population », ajoute Josiane Plamondon.
Questionnée un peu plus tard, la députée-ministre a assuré qu’elle continuera de défendre sa population.
« Je vais me battre, et je vais continuer de me battre pour qu’on ait les meilleurs soins pour la circonscription », affirme-t-elle en entrevue.
Les discussions avec la ministre de la Santé et Santé Québec se poursuivent.
« Il manque un morceau dans le casse-tête. Les gens ont besoin d’avoir de l’information exacte pour réfléchir à l’avenir de nos soins de santé », indique-t-elle.
« En ce moment, elle répète beaucoup plus les lignes de communication et l’agenda du CISSS du Bas-Saint-Laurent que de défendre l’intérêt des gens qui l’ont élue », déplore Josiane Plamondon.
Consultations à venir
Les membres du comité invitent la députée-ministre à assister à la consultation citoyenne du 11 février, qui se tiendra à l’église de Trois-Pistoles, invitation à laquelle elle n’a pas souhaité répondre pour le moment.
« On veut que la ministre vienne nous écouter », demande Josiane Plamondon.
Rappelons que les consultations publiques du CISSS pour le nouveau modèle des urgences de Trois-Pistoles et de Pohénégamook se tiendront les 17 et 18 février prochains. Selon Amélie Dionne, l’information manquante aux citoyens pour comprendre les changements qui seront apportés sera divulguée à ce moment.