Urgences menacées : les comités souhaitent rencontrer Sonia Bélanger
Publié le 5 février 2026 à 15:47, modifié le 5 février 2026 à 15:52
Par: Megan Maltais
Les deux comités pour le maintien des services d’urgences à Trois-Pistoles et à Pohénégamook sont revenus à la charge aujourd’hui. Une demande de rencontre a été envoyée à la nouvelle ministre de la Santé.
Après Christian Dubé, c’est au tour de la nouvelle ministre de la Santé, Sonia Bélanger, d’être interpellée dans le dossier des urgences menacées à Pohénégamook et Trois-Pistoles.
« Je pense que c’est une opportunité pour la ministre, qui est bien au fait de notre région, d’intervenir et de dire que c’est assez. J’espère que la ministre venir protéger les intérêts des patients dans ce dossier-là », affirme le chef du service de l’urgence à l’hôpital de Trois-Pistoles, le Dr Maxime Martin.
Les comités espèrent que cette fois sera la bonne. « C’est une occasion pour nous de la sensibiliser à nos préoccupations », estime le maire de Trois-Pistoles, Maurice Vaney.
« Je pense que si on est capable de garder des pompiers qui dorment la nuit à la caserne, je crois que comme société on est capable de garder un médecin à l’urgence », ajoute le porte-parole du Comité pour le maintien des services médicaux d’urgence 24/7, Gilles Pelletier.
Rencontre avec la députée-ministre
Lundi prochain, les comités rencontreront séparément la députée-ministre Amélie Dionne pour la première fois.
« Nous voulons lui demander d’être non seulement le haut-parleur vis-à-vis la population, de Santé Québec et du CISSS, mais de prendre la parole au nom des gens qui l’ont élu. Elle est plus à l’écoute des fonctionnaires, des administrateurs du CISSS que de sa population », ajoute Maurice Vaney.
Christine Fréchette se veut rassurante
Lors de son passage à Rivière-du-Loup plus tôt cette semaine, la candidate à la chefferie de la CAQ a affirmé qu’elle souhaite maintenir les urgences 24 heures du 24, sept jours sur sept. Les propos de Christine Fréchette n’ont pas été suffisants pour rassurer les deux comités.
« À brûle pour point, je pense que madame Fréchette a mal saisi ce que le CISSS nous dit qu’il n’y a pas de problème, qu’il va y avoir des soins 24/7, mais, les soins ne signifient pas d’avoir une urgence ouverte 24/7 » nuance Gilles Pelletier.
« Je vais le croire la journée où je vais entendre madame Dionne avoir les mêmes propos. La journée où j’entendrai madame Dionne nommer clairement qu’elle va défendre les services d’urgence comme ils sont actuellement, oui, là je serais rassuré », explique le Dr Maxime Martin.
Questionné sur un possible regroupement des deux comités, le maire de Trois-Pistoles a affirmé qu’ils poursuivront leur bataille chacun de leur côté, tout en demeurant solidaires.