Une salle comble pour la diffusion du court-métrage de Sarah Lajoie-Asselin
Publié le 29 mai 2018 à 11:06, modifié le 29 mai 2018 à 14:24
Par: CIMTCHAU
Hier soir, Sarah Lajoie-Asselin présentait son plus récent court-métrage au Musée du Bas-Saint-Laurent intitulé Orgasme. La louperivoise a attiré plus d’une cinquantaine de spectateurs dans la petite salle du Musée.
«C’est l’histoire de deux jeunes de 16 ans qui vont chercher l’obtention d’une pilule miraculeuse car ils ont commis un crime non-intentionnel. Il n’y a pas attrait à la sexualité, il ne faut pas que les gens pensent ça. Je pense qu’il faut vraiment venir le voir pour comprendre pourquoi j’ai choisi ce titre-là», explique la jeune finissante au Cégep de Lévis-Lauzon.
Lors de ses études secondaires à Rivière-du-Loup, sa passion pour le cinéma l’a mené vers l’obtention de son premier prix au concours Festifilm, qui lui a valu plusieurs distinctions, dont le prix coup de cœur du public. Pour la réalisation d’Orgasme, Sarah Lajoie-Asselin a fait appel à la plateforme de sociofinancement Haricot. Au final, les gens du Bas-Saint-Laurent ont majoritairement contribué à amasser des fonds et c’est ce qui a incité la réalisatrice à offrir une représentation dans notre région hier soir.
«J’ai réussi à amasser 2000$ ici. On veut donner la chance aux gens qui ont contribué au financement à visionner mon film», mentionne-t-elle.
Le film a été réalisé par la production Boîte d’Allumettes pour laquelle elle travaille en tant que monteuse vidéo. La jeune cinéaste a elle-même investi 1500$ dans ce projet, pour un budget total de 3500$.
«Avec l’argent que j’ai reçu, je trouve que le produit est excellent donc je suis vraiment contente», ajoute la cinéaste.
Elle compte soumettre son film à de nombreux festivals l’automne prochain mais ce soir, ce sont les gens du KRTB qui pourront apprécier le fruit de son travail.
«C’est sous forme de contribution volontaire, vous pouvez ne rien donner aussi mais l’argent amassé servira à m’aider à envoyer le film en Festival», souligne l’étudiante.
«Au Bas-Saint-Laurent ça m’a assez impressionnée de voir à quel point les gens étaient contents de me voir évoluer. C’est vraiment encourageant en fait, je remercie tout le monde», conclut-t-elle.
Sarah Lajoie-Asselin a le vent dans les voiles, puisqu’elle souhaite conquérir l’Europe prochainement. Elle compte aussi envoyer son film au Festival Regard sur le court-métrage ainsi qu’aux festivals Carrousel et Vitesse.