Une campagne de financement pour sauver le Moulin Bouchard
Publié le 11 juin 2026 à 16:46, modifié le 11 juin 2026 à 16:46
Un bâtiment phare du téléroman Le Temps d’une paix pourrait avoir une deuxième vie. La propriétaire du Moulin Bouchard, à Saint-Irénée, lance une campagne pour financer sa restauration. Ce défi personnel de taille, évalué à un demi-million de dollars, vise à rendre le site accessible au public.
À Saint-Irénée, le moulin de la famille Bouchard a fourni du bois de construction pendant plus d’une centaine d’années, en plus de figurer dans le célèbre téléroman. Mais il était laissé à l’abandon depuis plus de trente ans.
« Le patrimoine et les liens familiaux, ça m’a toujours tenu à cœur », témoigne l’actuelle propriétaire, Danielle Bouchard. « Je voyais qu’il était en train de tomber, puis ça me faisait mal au cœur. À toutes les fois que je venais ici, je me disais : je ne peux pas. Je ne peux pas laisser tomber ça. »
L’héritière du domaine a donc entrepris des travaux l’automne dernier. Pour sauver le bâtiment chargé d’histoire, il fallait d’abord s’assurer qu’il tienne encore debout.
« La première étape, c’était vraiment de le sauvegarder, parce que la pierre était en train de se désagréger et tomber. Il y avait quand même des gros trous. Si ça tombe, une partie de la toiture tombe, donc c’est terminé », explique Mme Bouchard.
Ces premiers travaux sont évalués à 200 000 $. Pour mener à bien le projet, la propriétaire s’est entourée d’un comité de sauvegarde et de partenaires qui croient à l’importance du moulin.
Alexandre Girard, entrepreneur en construction, est l’un d’eux. « Moi mes grands-parents, mes arrière-grands-parents, ils avaient aussi des moulins qui marchaient avec des roues à l’eau. Donc dans mes valeurs familiales, pour le respect de mes aînés, c’est quelque chose qui me tenait vraiment à cœur dans mon entreprise », affirme-t-il.
Une fois le bâtiment restauré, Danielle Bouchard ne veut pas le garder pour elle seule, elle aimerait le partager avec tous les curieux et organiser des visites.
« Le monde tient beaucoup à cœur le moulin à Siméon Desrosiers (personnage du Temps d’une paix). Il est connu vraiment sur ce nom-là. Mais aussi on connaît qu’il y a beaucoup de monde qui aime beaucoup les moulins, les choses patrimoniales, puis de voir qu’aujourd’hui qu’il y a encore les outils à l’intérieur, puis ils sont intacts, c’est formidable », s’enthousiasme Danielle Bouchard.
Le financement reste le principal défi. La MRC de Charlevoix-Est a accordé une aide de 50 000 $. La campagne qui vient d’être lancée en ligne a pour objectif de récolter 20 000 $. Danielle Bouchard tente d’assumer le reste, mais cherche d’autres partenaires pour la soutenir.