Troubles neurocognitifs : ouverture de deux unités au CHSLD De Chauffailles
Publié le 5 février 2026 à 16:53, modifié le 6 février 2026 à 15:47
Par: Charles Boisvert
Les deux nouvelles unités pour les personnes vivant avec un trouble neurocognitif majeur sont maintenant prêtes au CHSLD De Chauffailles, à Rivière-du-Loup. Ces milieux de vie, qui sont les premiers du genre au Bas-Saint-Laurent, accueilleront sous peu leurs premiers résidents.
Au total, 20 résidents intégreront ces installations spécialisées, qui demeurent très rares au Québec.
« On vient de créer deux unités de 10 lits chacun », explique la gestionnaire responsable du Centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) De Chauffailles, Sarah Deschamps.
« C’est un service qui n’existait pas au Bas-Saint-Laurent, qui est vraiment spécialisé pour des personnes qui ont une démence, mais avec des comportements perturbateurs, des comportements agressifs sévères », mentionne le directeur de l’hébergement de longue durée au CISSS du Bas-Saint-Laurent, Frédéric Gagnon.
Le besoin d’un milieu d’hébergement adapté pour cette clientèle est en croissance dans la région.
« Avec le vieillissement de la population, et avec les projections pour les prochaines années, c’est un besoin qui est en émergence, donc c’est nécessaire d’ouvrir un milieu adéquat et adapté pour eux », indique Frédéric Gagnon.
Un milieu de vie adapté aux besoins
Un investissement de 5 millions de dollars a été nécessaire pour la réalisation du projet. Les unités ont été aménagées afin de répondre aux besoins des patients vivant avec un trouble neurocognitif majeur, notamment grâce à la présence de salles multisensorielles.
« Déjà là, on entend la musique. C’est très calme. C’est très blanc, c’est reposant. C’est épuré », décrit Sarah Deschamps lors de la visite.
Avec intercoms et caméras de surveillance, l’équipement est à la fine pointe de la technologie. Les chambres ont été conçues pour être sécuritaires pour les résidents. « Tout ce qui est ameublement, on a une pente, donc c’est de là que je parlais l’anti-ligature. On ne peut pas monter sur les meubles non plus, donc ça amène la sécurité pour les usagers », précise Sarah Deschamps.
Le corridor a aussi été pensé pour les personnes qui font de l’errance. « On peut suivre le paysage, tourner ici, puis repartir dans le corridor pour continuer notre chemin et notre errance », explique-t-elle. « Ça permet aussi de ne pas avoir l’impression d’arriver à une porte et de ne pas pouvoir sortir ».
L’objectif est que les résidents se sentent comme chez eux.