Prévisions météo
État des routes
Marées
Faire défiler
Faire défiler
Faire défiler

Nouvelles

Transfert d’entreprises : des cédants pas assez préparés

Publié le 27 novembre 2025 à 15:10, modifié le 27 novembre 2025 à 15:10

Par: Jean-Baptiste Leveque

Avec l’approche de la retraite, près de 70 % des entreprises du Québec devront être cédées d’ici les dix prochaines années. Mais la majorité des entrepreneurs ne préparent aucun plan de relève. Les organismes d’aide aux entreprises de Charlevoix en accompagnent de plus en plus.

La SADC de Charlevoix soutient des entreprises à toutes les étapes, mais les demandes pour un transfert sont grandissantes.

« Plusieurs propriétaires d’entreprises qui vont devoir céder leur entreprise dans les prochaines années, ça se passe en ce moment, on le voit. Il y a de plus en plus de transferts d’entreprises, mais ce qu’on voit aussi c’est que les cédants ne sont pas nécessairement bien préparés », évoque la directrice de la SADC, Marilyn Tremblay.

La Table en transfert d’entreprises de Charlevoix tenait récemment une activité pour sensibiliser les cédants et les repreneurs potentiels sur les enjeux d’une reprise réussie.

Thomas LePage-Gouin, directeur général de Découverte Charlevoix, « pense que quand quelque chose existe déjà, de vouloir reconstruire quelque chose à côté, c’est venir perdre cette histoire-là, puis ce sentiment d’appartenance-là que toutes sortes de personnes ont pu créer avec un lieu ou avec une marque ou une entreprise ».

« Quand on rachète une entreprise, une entreprise elle a déjà des ressources, elle a des employés clés, elle a des processus, elle a des clients, un carnet de commandes, donc c’est beaucoup moins risqué même pour le partenaire financier », note aussi Marilyn Tremblay.

Assurer une relève n’est pas exclusif aux entreprises privées. Des modèles de reprise collective inspirent par leur capacité de mobilisation.

« Dans les moments difficiles, les gens vont être très solidaires, vont se serrer les coudes, vont être prêts à accepter de faire des sacrifices qu’on ne verra peut-être pas dans d’autres types d’organisations », croit Steeve St-Gelais, président du Groupe Boisaco, une coopérative appartenant à 300 travailleurs et 800 citoyens.

Avant de devenir président du Groupe, M. St-Gelais y a travaillé 20 ans.

« La chance d’avoir pu s’investir, s’impliquer puis justement développer nos aptitudes, nos compétences, a fait qu’on peut occuper des postes comme ça finalement, donc il y a plusieurs personnes qui occupent des postes quand même névralgiques au sein de l’organisation, mais qui se sont développés avec l’organisation aussi », souligne le président.

Le regroupement est aussi une solution d’avenir pour les entreprises en quête de relève. Découverte Charlevoix, née du regroupement du Camp Le Manoir et du Centre écologique de Port-au-Saumon, en est un bon exemple.