Surpopulation féline: une journée de stérilisation à faible coût
Publié le 28 novembre 2025 à 17:00, modifié le 28 novembre 2025 à 17:00
Par: Jasmin Guillemette
L’Hôpital vétérinaire de Rivière-du-Loup a du pain sur la planche aujourd’hui. Une journée de stérilisation à faible coût pour les chats a été organisée. 32 félins ont passé ou passeront sur la table d’opération aujourd’hui. Ce genre d’initiative avait déjà été organisée par le passé par la clinique vétérinaire, mais les demandes ont doublé cette année.
C’était une journée de chirurgie pas comme les autres à l’Hôpital vétérinaire de Rivière-du-Loup. Sur les tables d’opération, ces petits félins se font stériliser un après l’autre. Une initiative qui vient donner un coup de pouce aux propriétaires qui n’ont pas toujours les moyens de payer cette chirurgie, qui peuvent couter de 300 à 500$. Mais aujourd’hui, cette procédure était 75% moins cher. Des examens afin de détecter de possibles maladies et des vaccins étaient également effectués. « On avait vraiment dans nos désirs d’aider les citoyens de Rivière-du-Loup qui avait des difficultés à faire stériliser », explique la médecin vétérinaire Heidi Pomerleau.
Dans un contexte où la surpopulation des chats errants et abandonnés augmente, l’Hôpital vétérinaire souhaite contribuer à mettre un frein à la surpopulation. « Un chat qui n’est pas stérilisé, en une année ça peut faire 10 autres chats. C’est vraiment vraiment important de stériliser nos animaux et d’offrir ce petit service-là pour les chats dans les fermes et ceux qui en ont le plus de besoins », continue Audrey Pelletier, technicienne en santé animale à l’Hôpital vétérinaire.
« Présentement dans la région, il n’y a pas de Société protectrice des animaux. Nous n’avons pas la possibilité d’avoir un refuge qui s’occupe de cette population et qui aide à la diminuer. On veut faire notre part », lance Dre. Pomerleau.
Ça a été une journée chargée pour l’équipe de vétérinaire de Rivière-du-Loup. Ce sont 32 chats qui ont été stérilisés. La plus grosse année jusqu’à présent. « On en fait cinq à six par jour d’habitude. »
L’initiative n’avait pas été réalisé depuis plusieurs années. Docteur Pomerleau aurait souhaité se rendre à une quarantaine d’interventions, mais ce sont les équipements stérilisés qui manquaient.