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Services vétérinaires : la situation s’envenime entre l’Alliance agricole et le gouvernement

Publié le 8 mai 2026 à 16:23, modifié le 8 mai 2026 à 17:56

Par: Annie St-Onge Marchand

On vous en parlait en mars, le Nouveau-Brunswick veut transférer ses services provinciaux de médecine vétérinaire au secteur privé. Une décision qui avait soulevé la grogne des éleveurs de la province. Et les choses s’enveniment entre l’Alliance agricole et le gouvernement.

L’Alliance agricole du Nouveau-Brunswick refuse maintenant de discuter avec le gouvernement provincial.

« Le discours qu’il avait c’est, c’est comme ça que ça va se passer. C’est notre plan et vous n’avez rien à dire. », révèle Joël Lamarche, 2e Vice-Président de l’Alliance agricole du Nouveau-Brunswick

L’organisme pointe du doigt le manque d’organisation de la province. Selon Joël Lamarche, il est irréaliste de privatiser les services d’ici le 31 mars 2027.

« On n’est pas nécessairement contre la privatisation des vétérinaires. C’est le plan que le gouvernement a, à vrai dire aucun plan », souligne-t-il.

La députée de l’opposition Tammy Scott-Wallace a présenté hier à l’Assemblée législative une motion qui vise à maintenir les services et le laboratoire vétérinaire provincial.

« J’espère que la première ministre va arrêter ces conneries et annuler ses coupures », lance la députée de Sussex-Three Rivers.

« On ne fonde pas trop d’espoir là-dessus, parce que même si ça passe, ça ne les oblige à rien », mentionne M. Lamarche.

Le ministère n’entend pas revenir sur sa décision.

« Nous devons être clairs, les services seront transférés le 31 mars, mais nous allons nous assurer que ce soit fait d’une façon durable », assure Pat Finnigan, ministre de l’Agriculture, de l’Aquaculture et des Pêches.

« C’est une terrible nouvelle car les vétérinaires sont plus qu’essentiel pour la santé de nos animaux et pour notre santé à nous tous également, car on a besoin de nos vétérinaires pour les tests de viande et de volaille. Je souhaite vraiment que le gouvernement change d’avis », témoigne Christine Bois, propriétaire de chevaux, de chèvres et de volailles.

Le laboratoire vétérinaire provincial passerait lui aussi passé aux mains du privé. Une étude de faisabilité est présentement en cours.

« Encore là, c’est une étude interne. Les conclusions de ça vont-elles être transparentes? J’en doute fort. S’il ferme les laboratoires, c’est une question de santé publique, pas juste animale. Ils font toutes les analyses pour les maladies qui sont transmises des animaux à l’humain », explique Joël Lamarche.

Plusieurs éleveurs de la province étaient d’ailleurs à l’Assemblée législative hier pour faire entendre leur mécontentement.