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Service incendie : des fausses alarmes qui coûtent cher 

Publié le 6 mai 2026 à 16:12, modifié le 6 mai 2026 à 16:20

Par: Megan Maltais

Des services incendies doivent se plus en plus se déplacer pour des appels reliés aux systèmes d’alarme.  Souvent, il s’agit de fausses alarmes qui ne nécessitent pas d’intervention… et ça engendre des coûts importants pour les contribuables.

En 2025, le service incendie de Rivière-du-Loup a répondu à 190 appels liés à des systèmes d’alarme, KamEst en a reçu 15 et Trois-Pistoles, 34.

La plupart sont des faux appels, et ça coûte cher.  « On parle de 1200 à 1500$ pour un appel non fondé », explique le directeur du Service incendie KamEst, Robin Laplante.

« La plupart de nos appels sont non fondés. En février 2025, on a eu juste un appel qui était vraiment fondé », précise le chef aux opérations pour le Service incendie de Trois-Pistoles, Alexandre Lévesque.

Avant, les pompiers se déplaçaient seulement lorsque l’appel était fondé, mais « maintenant, dès le déclenchement initial de l’appel, on est appelé. Ça engendre évidemment des déplacements inutiles puisque ce sont des déclenchements non fondés », affirme le directeur du Service incendie de Rivière-du-Loup, Éric Bérubé.

Diminuer les coûts 

Rivière-du-Loup a des pompiers en tout temps de garde en caserne, mais c’est loin d’être le cas partout. Il faut donc trouver des moyens de limiter les déplacements inutiles.

« Ce qu’on a mis en place c’est un système qui s’appelle le Zello. Nos pompiers sont encodés sur leur cellulaire et peuvent entendre en temps réel les communications avec la centrale 911. Un pompier qui est plus à l’extérieur ou si on a des gens près de l’intervention et qu’on est capable d’avoir des détails de l’intervention, on est capable de mettre un frein avant les déplacements et éviter des frais », indique Robin Laplante.

Amende possible pour les propriétaires 

Et s’il y a plus de trois faux appels sur une période de 12 mois, le propriétaire peut s’exposer à des conséquences. « À la deuxième alarme, on commence à aviser le citoyen. On lui dit que la prochaine pourrait être à sa charge », ajoute ce dernier.

« Après trois fois, il peut avoir des amendes de 100 à 1000$ selon la raison de l’appel. Souvent les gens sont conscients et ils comprennent », confirme Alexandre Lévesque.

Le directeur du service incendie KamEst mise davantage sur la prévention que sur le punitif. « Le but ce n’est pas de faire de l’argent. C’est de couvrir nos frais et que les gens aient des installations à jour et que ce soit sécuritaire. »

Le montant de la contravention varie selon le niveau de risque. Le montant sera plus élevé pour une entreprise qu’une résidence.