Résultats en littératie : le DSFNO veut rectifier les faits
Publié le 18 février 2026 à 15:54, modifié le 18 février 2026 à 17:09
Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a présenté récemment de nouvelles données en éducation. Les objectifs d’amélioration de la littératie dans le secteur francophone n’ont pas été atteints, ce qui a fait réagir le District scolaire francophone du Nord-Ouest.
Les progrès en littératie des districts scolaires francophones ne seraient pas suffisants, selon la ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, Claire Johnson. Une affirmation qui a fait sursauter le DSFNO.
« Lorsque j’ai entendu les propos de la ministre, je me suis dit non le DSFNO n’est pas prêt à mettre des chapeaux qu’il ne lui appartient pas », mentionne Luc Caron, directeur général du District scolaire francophone du Nord-Ouest.
Le District scolaire francophone du Nord-Ouest assure prendre très au sérieux tout ce qui concerne la littératie. Les taux de réussite de leurs élèves sont d’ailleurs supérieurs à ceux des autres districts scolaires, d’après les plus récentes évaluations provinciales. En lecture 2e année, il est 12% plus élevé que celui de la province et 5% de plus pour la lecture en 3e année.
« Ça témoigne du travail acharné que notre district a fait depuis plus de 10 ans dans toute l’histoire de la littératie structurée », indique M. Caron.
C’était important pour le district scolaire de clarifier la situation.
« On voulait rectifier le tir pour un motiver nos troupes et deux lancé un message à nos parents qu’on a les choses en main. »
La Fédération des enseignants du Nouveau-Brunswick voit d’un bon œil que la province se donne des objectifs en éducation.
« Ça va mieux nous guider si vous voulez vis-à-vis le travail qu’on fait avec nos élèves. Ça va nous donner des occasions de célébrer des réussites plus facilement ou plus souvent », souligne Éric Godin, coprésident de la Fédération des enseignants du Nouveau-Brunswick
Des mesures sont tout de même saluées par le DSFNO. Par exemple, le Nouveau-Brunswick offre à tous les élèves des petits-déjeuners gratuits depuis septembre.
« On a de plus en plus de jeunes qui arrivent à l’école, le ventre vide. Évidemment, si on veut assurer des apprentissages de qualité, il faut s’assurer que les besoins de base soient comblés », révèle le directeur général du District scolaire francophone du Nord-Ouest.
La ministre de l’Éducation n’était pas disponible pour nous accorder une entrevue.