Restructuration en cours à l’abattoir des Îles
Publié le 5 juin 2026 à 15:43, modifié le 5 juin 2026 à 15:43
Par: Leo Hudon
L’abattoir des Îles-de-la-Madeleine est en restructuration. Le propriétaire du bâtiment, la Coopérative de solidarité en production animale des Îles-de-la-Madeleine, a récemment repris le contrôle des opérations.
Depuis que la Boucherie Côte à Côte a changé de propriétaire le 1er mai dernier, elle ne s’occupe plus de la gestion de l’unique abattoir sur l’archipel. C’est maintenant le propriétaire, la Coopérative de solidarité en production animale des Îles-de-la-Madeleine, qui a repris les rênes.
« L’opérateur majeur, qui était la Boucherie Côte à Côte, qui s’assurait d’opérer l’abattoir, qui s’assurait de fournir la main-d’œuvre pour l’abattage, le calendrier d’abattage et l’entretien, à la suite de la vente de la Boucherie Côte à Côte, du transfert finalement à un nouvel acheteur, le conseil d’administration a tenu bon de reprendre la gestion de l’abattoir à l’interne », explique la directrice générale du Bon goût frais des Îles de la Madeleine, Caroline Jomphe.
L’objectif de la coopérative est de revoir sa structure et d’adapter son modèle d’affaires à la réalité insulaire. « Aux Îles-de-la-Madeleine, on est dans un petit milieu, on n’a quand même pas une quantité très importante d’éleveurs qui utilisent les services de l’abattoir. On parle à peu près de 350 bêtes qui sont abattues du côté de l’abattoir par année, ce qui fait qu’on n’a pas un marché majeur. Puis on ne peut pas aller chercher des éleveurs du continent qui vont venir abattre leurs bêtes ici », indique Caroline Jomphe.
Le Bon goût frais des Îles de la Madeleine assiste la coopérative afin d’assurer la rentabilité de l’abattoir. « Comme l’abattoir est une infrastructure collective, la seule qu’on a aux Îles-de-la-Madeleine, ça devient une partie du mandat de la table de concertation de s’assurer de la pérennité de cette infrastructure. »
Six scénarios sont à l’étude pour revoir le modèle d’affaires, incluant une cuisine collective. « Tout est sur la table. Les nouveaux services aussi. C’est quand même une infrastructure qui pourrait être mise à la disposition de la collectivité aussi, pas que des éleveurs. Évidemment, ce sera toujours la plus grande partie, ça va être les éleveurs. Mais on regarde, est-ce qu’on pourrait rêver d’un espace de transformation? », précise la directrice générale.
La coopérative a l’intention de déléguer éventuellement la gestion des opérations. « Pour l’instant, on a quelqu’un qui vient s’occuper de la gestion de l’équipe d’abattage, on a consolidé cette partie-là. On a consolidé aussi la nouvelle équipe d’abattage. Mais quand même, il va y avoir d’autres étapes, d’autres morceaux de casse-tête pour vraiment s’assurer de la partie développement. »
La coopérative invite donc les producteurs, les travailleurs, les partenaires et les citoyens à s’impliquer dans l’avenir de l’abattoir.