Réserve économique : Gespeg attend une réponse
Publié le 16 décembre 2025 à 16:32, modifié le 16 décembre 2025 à 16:38
Par: Eva Thomas
La Première nation micmac de Gespeg est sur le point d’obtenir des réponses concernant la création d’un statut de terre réservée. Une décision qui permettrait à la communauté de se développer et de gagner en visibilité.
Pas de statut de terre réservée cette année sous le sapin pour la Première nation micmac de Gespeg. Les démarches sont bien entamées, mais la réponse devra attendre en janvier 2026.
« Aux dernières nouvelles, au bureau de la ministre Mandy Gull-Matsy, le dossier a été révisé. Le décret a été signé et ça a été vérifié par l’administration centrale. » – Céline Cassivi, cheffe de la Première nation micmac de Gespeg.
Pour la communauté, obtenir sa réserve économique est une priorité, aussi bien pour le développement économique…
« Dans le fond, cela va nous donner droit à plus de programmes, plus de financements. On va pouvoir développer des commerces ou de l’emplois pour nos membres. On veut se diversifier. On aimerait beaucoup développer le logement, la restauration, une station-service. On rêve, mais je pense qu’il faut rêver dans la vie. » – Céline Cassivi, cheffe de la Première nation micmac de Gespeg.
..que pour renouer avec la culture.
« Nos membres sont un peu partout sur le territoire. Il y en a en Ontario, un peu partout. On a perdu notre langue, on a perdu notre culture. Ce sont des choses que l’on doit se réapproprier. Notre but aussi, c’est d’avoir des membres qui sont partis de Gespeg pour justement aller travailler à l’extérieur parce qu’il n’y avait pas d’emplois, c’est de les ramener ici, dans la région. » – Céline Cassivi, cheffe de la Première nation micmac de Gespeg.
La Ville de Gaspé a appuyé la demande auprès d’Ottawa. Un geste qui s’inscrit en continuité de la collaboration entre le conseil municipal et le conseil de la nation, établie depuis 2017.
« Pour nous, c’est naturel d’accompagner les membres de Gespeg. Quand je dis accompagner, c’est un appui politique qui est nécessaire dans le processus. » – Daniel Côté, maire de Gaspé.
Plus qu’à attendre encore quelques semaines, mais ce qui est sûr, c’est que rien ne présage, qu’une lettre de refus se glissera dans la boite aux lettres.