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Réouverture du Massif : un effet immédiat sur les commerces

Publié le 30 janvier 2026 à 10:25, modifié le 30 janvier 2026 à 10:25

Par: Jean-Baptiste Leveque

La grève au Massif de Charlevoix a pris fin il y a une semaine. Ses effets sur plusieurs entreprises liées au tourisme ont été immédiats, tout comme la réouverture de la montagne. Les affaires reprennent, mais les événements soulèvent l’enjeu de la dépendance d’une région au tourisme.

Les conséquences de la réouverture du Massif ont été instantanées. Les travailleurs, tout comme les skieurs, étaient de retour non seulement sur la montagne, mais dans les commerces environnants.

« Ça a fait comme une vague. Au moment qu’ils ont dit qu’ils allaient rouvrir le samedi matin, ça a parti, ça a parti. Les gens en parlaient. Ils en parlaient en bien. On peut relaxer un peu, ha ha! », se réjouit Lison Harrison, propriétaire de l’Épicerie du Village de Petite-Rivière-Saint-François.

Pour plusieurs entreprises, les activités ont repris comme si de rien n’était.

« On a recommuniqué avec les gens qui avaient cancellé durant la période de grève. Maintenant les réservations ont repris, ça appelle beaucoup », constate avec soulagement Antoine Neyron, propriétaire de l’Hôtel Baie-Saint-Paul.

Mais la grève a laissé des traces émotives et financières. On préfère maintenant tourner la page.

« Ça a fait mal, ça a fait vraiment, vraiment mal, parce qu’on n’avait personne. C’était vide, c’était vide, vide. On ne peut pas retourner en arrière, ça été trois grosses semaines. Maintenant on regarde par en avant, puis on reprend où on a laissé », confie Mme Harrison.

« On n’y pense plus, parce que c’est fini. Puis je pense que maintenant on regarde par en avant. On est bien fier des deux organisations d’avoir réussi à mettre un terme à ce cauchemar-là », affirme également M. Neyron.

Même si le Massif et ses travailleurs se sont entendus pour cinq ans, il y a une leçon à tirer de ses événements.

Le maire de Petite-Rivière-Saint-François, rappelle que « 99 % (de notre marché), c’est des résidences touristiques. Ça fait qu’il faut vraiment diversifier notre économie. »

Reste que l’influence du Massif demeure incontournable pour Charlevoix.

« On le sait que le Massif va toujours être un moteur économique », concède Antoine Neyron. « La montagne va toujours garder sa place. On ne peut pas l’ôter, elle est toujours là. Ça, ça ne changera jamais! », plaisante le maire Bilodeau.

La montagne pourrait toutefois être le théâtre d’un nouveau conflit de travail cette année. Les syndiqués du Club Med débutent les négociations de leur nouvelle convention collective et viennent de former un comité pour réfléchir aux moyens de pression.