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Rémy Bernier déclaré coupable de maltraitance

Publié le 5 mars 2019 à 15:42, modifié le 6 mars 2019 à 11:29

Par: Mariane Lajoie

La décision est tombée cet après-midi au palais de justice de La Malbaie. Rémy Bernier a été déclaré coupable de maltraitance sur des personnes âgées ou atteintes de déficience intellectuelle. Il est coupable des onze chefs d’accusations qui pesaient contre lui, dont voies de fait simples, armés et de menaces.

 

La juge Johanne Roy qui a lu sa décision cet après-midi. Elle a résumé les témoignages entendus durant le procès. Entre autres, plusieurs situations ont été rapportées, comme quoi en cas de crise ou de désorganisation, Rémy Bernier amenait le résident problématique dans sa chambre, à l’écart de tous. Pour le calmer, il le couchait par terre, l’enjambait et utilisait un oreiller, qu’il mettait sur le visage de la personne pour le faire taire. Et ce, à plusieurs reprises, jusqu’au retour au calme.

Ce que la juge a reproché à Rémy Bernier, dans son témoignage, c’est d’avoir été très clair et détaillé dans les situations qui l’avantageaient, mais très vague dans les situations contre lui. Elle a jugé qu’il n’avait pas été honnête dans toutes ses réponses. 

Les procédures judiciaires dans cette affaire avaient débuté il y a déjà plus de trois ans. C’est en octobre 2015 que l’histoire avait éclaté au grand jour avec des arrestations, donc celle de Rémy Bernier, l’ancien propriétaire de résidences pour personnes âgées ou atteintes de déficience intellectuelle dans Charlevoix, dont une à Baie-Saint-Paul et une autre à Saint-Urbain.

Le procès de Rémy Bernier avait débuté en janvier 2018. Au départ, cette décision devait être rendue en novembre dernier, mais elle avait été repoussée.

Toujours dans ce même dossier, Herman Warren  subira son procès dans la semaine du 27 mai prochain. Jean Coutu, l’un des employés de Rémy Bernier, avait plaidé coupable de maltraitance en juin 2016. Il a reçu une peine de 30 mois de prison, qu’il a déjà purgée.

Pour leurs parts, André Demers a été acquitté, et Lisette Belleau a reçu une absolution inconditionnelle.