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Procès de Herman Warren: Verdict le 5 septembre

Publié le 31 mai 2019 à 15:37, modifié le 31 mai 2019 à 16:03

Par: Mariane Lajoie

Le procès d’Herman Warren s’est conclu ce vendredi au palais de justice de La Malbaie. C’était le dernier accusé à être jugé dans cette affaire de maltraitance de personnes âgées ou atteintes de déficience intellectuelle dans Charlevoix.

Herman Warren a été appelé à la barre des témoins, jeudi après-midi, par son avocat. Il était très calme et posé pendant son témoignage.

Bien qu’il n’avait plus souvenir de plusieurs événements suggérés par les avocats, il a affirmé ne jamais avoir donné de coups aux résidents. Sa version des événements, comparativement à celle des employés de l’Hôpital de Baie-Saint-Paul, était totalement différente.

Selon ses dires, il n’a jamais, pour reprendre le terme des témoins, garoché ses résidents du lit à une chaise roulante et aucun employé ne lui aurait dit qu’il avait été rough avec un patient, ou qu’ils l’avaient vu par caméra être brusque avec un résident.

Comme deuxième témoin, la Défense a fait entendre l’enquêteure principale au dossier.

Plaidoiries des avocats

Les deux avocats, soit celui qui représente l’accusé, Me Enrico Théberge, et l’avocate du ministère public, Me Mélanie Dufour, ont fait leurs plaidoiries au juge Mario Tremblay vendredi.

Selon la Défense, Herman Warren doit être acquitté de chacun des sept chefs de voies de fait qui pèsent contre lui, parce que les témoins de la Couronne n’avaient pas de crédibilité, comme il y avait des contradictions entre leurs récits.

À l’inverse, la Poursuite a mentionné qu’Herman Warren avait donné des réponses imprécises dans son témoignage. À son avis, ses témoins étaient fiables et crédibles, donnaient beaucoup de détails, et personne n’avait témoigné pour se venger d’Herman Warren et donc n’avait pas de raison d’inventer des événements.

Verdict le 5 septembre

Le juge a pris la cause en délibéré. Il rendra son verdict le 5 septembre.

Pour ce qui est du huitième chef d’accusation, soit d’avoir proféré des menaces de faire brûler, de détruire ou d’endommager une résidence familiale, le dossier, qui est à l’étape d’orientation, va également se poursuivre le 5 septembre.

Le procès aura été d’une durée de cinq jours, au palais de justice de La Malbaie.

Les chefs d’accusation

Sept chefs d’accusation contre Herman Warren concernent des voies de faits qu’il aurait livré sur quatre personnes différentes, entre avril 2012 et mai 2015. Le huitième chef est profération de menaces de faire brûler, de détruire ou d’endommager une résidence familiale.

Les autres coaccusés

Le propriétaire des résidences, Rémy Bernier, avait été déclaré coupable, en mars dernier, des onze chefs d’accusations qui pesaient contre lui, dont voies de fait simples, armées et de menaces. Toutefois, il a porté son verdict en appel, et il est toujours en attente de savoir si la Cour d’appel du Québec entendra sa demande ou non. En attendant cette décision, sa sentence ne peut pas lui être donnée par le juge.

Jean Coutu, l’un des employés de Rémy Bernier, avait plaidé coupable de maltraitance en juin 2016. Il a reçu une peine de 30 mois de prison, qu’il a déjà purgée.

Pour leurs parts, d’autres travailleurs, André Demers et Lisette Belleau, ont été acquittés, faute de preuves.