Premier trempage réalisé à l’usine Galv-Éco
Publié le 8 mai 2026 à 16:08, modifié le 8 mai 2026 à 16:08
L’usine Galv-Éco de Saint-Urbain démarre officiellement ses opérations. Un premier trempage d’acier galvanisé à chaud a été réalisé ce matin. Une cinquantaine d’employés travaillent déjà dans ce projet manufacturier majeur et écoresponsable qui vise à diversifier l’économie de Charlevoix.
C’est un grand jour pour Charles Simard. Après plus de cinq ans de travail, l’entrepreneur a pu enfin présenter un premier trempage à l’usine Galv-Éco.
« On a travaillé fort pour y arriver, mais maintenant c’est fait. Ça fait que l’usine est en marche, puis on a bien hâte lundi matin de faire de l’acier liquide », se réjouit le directeur général et fondateur de l’entreprise.
La fierté se lisait aussi sur les visages des employés de l’usine. « Tout le monde était content de voir tout ça. Donc c’est un engouement, l’équipe est là, puis on est content de ce qu’on accomplit », affirme Michaël Gaudreault, qui est maœuvre. L’un de ses collègues, Steve Chevalier, éprouvait « une certaine nervosité. On veut que ça se passe bien pour tout le monde, que ce soit pour les patrons, les employés. »
La plupart ont reçu sur place une formation sur mesure. Venus de domaines différents, des travailleurs ont fait leurs premiers pas en même temps que ceux de la production.
« On fait un peu de tout. On touche que ce soit les chariots élévateurs, l’écrémage comme on a vu tantôt, que ce soit la soudure, on participe à vraiment monter l’usine avec les travailleurs », explique Steve Chevalier.
Galv-Éco possède le plus grand bassin de trempage au zinc du Canada. L’usine est prête à traiter 50 000 tonnes de métaux par année.
« Il va dans un procédé de dégraissage-décapage, et puis de flocage pour ensuite aller dans un séchoir pour terminer dans le bain de zinc, qui ensuite est décroché, palettisé et expédié », décrit Charles Simard.
Ce qui rend ce projet plutôt unique, c’est qu’il ne carbure pas aux énergies fossiles. On utilise l’hydro-électricité et un système de chauffage à la biomasse.
Charles Simard estime qu’on « n’a pas réinventé la roue, tout ce qu’on fait, c’est qu’on essaie d’améliorer le processus, puis surtout d’améliorer le processus en éco-responsabilité. C’est vraiment important pour nous de moins polluer. »
Le carnet de commandes de l’usine est déjà bien rempli. Les travailleurs ont de l’ouvrage pour la moitié de l’année.