Personnes à mobilité réduite : sensibiliser sur l’importance des stationnements réservés
Publié le 13 mars 2026 à 16:06, modifié le 13 mars 2026 à 16:11
Une dame d’Edmundston souhaite rappeler l’importance des stationnements pour personnes à mobilité réduite. Un conteneur de construction bloquait dans les derniers jours des espaces réservés pour les personnes handicapées.
Nathalie Cyr a eu une bien mauvaise surprise en se rendant à son rendez-vous médical au Carrefour Assomption. Un conteneur de construction occupait des espaces de stationnement pour personne handicapée. Elle a dû se stationner plus loin dans un stationnement d’une durée maximale de deux heures. Son rendez-vous a été plus long que prévu. Malgré sa vignette, elle a reçu une contravention pour avoir dépassé le temps permis.
« Ce n’est pas le fait que j’ai reçu le billet, c’est juste que je suis à mobilité réduite et que j’avais très peu excédé le temps », mentionne Nathalie Cyr.
La vie de Nathalie Cyr a basculé en 2009 lorsqu’elle a vécu un grave accident de voiture. Elle a été hospitalisée pendant un an et demi et les médecins croyaient qu’elle n’allait jamais remarcher. Après plusieurs chirurgies, elle a pu retrouver l’usage de ses jambes.
« J’ai été impliqué dans un accident de voiture où est-ce que la personne avait de la négligence au volant qui a fait en sorte que j’ai une jambe qui a été refaite », explique-t-elle.
Elle réclame plus de flexibilité de la part de la Ville.
« S’il y a quelqu’un qui est stationné dans un stationnement de maximum deux heures, d’avoir peut-être un petit peu plus de flexibilité. Peut-être, tolérer le 15 minutes de plus, le 30 minutes de plus », indique Mme Cyr.
Natalie Cyr doit parfois se justifier puisque son handicap est invisible à première vue.
« Je suis quelqu’un qui est jeune avec une vignette handicapée. Des fois, il y a du jugement parce que les gens disent que je n’ai pas l’air d’avoir un handicap. La vignette elle est là, et elle a été évaluée par des professionnels de la santé », avoue-t-elle.
Selon elle, il y a du travail de sensibilisation à faire.
« Il y a des gens qui ne réalisent pas que le stationnement de handicapés n’est pas un stationnement de cinq minutes où est-ce que je vais courir en dedans pour faire une commission et que je vais revenir. Ça prend une vignette. »
Edmundston Centre-Ville travaille sur un plan pour offrir plus d’espaces de stationnement réservés.
« On est en train de réviser tout ce qui est notre offre de stationnement au centre-ville, dans les stationnements à mobilité réduite parce qu’on réalise que c’est une problématique », révèle Kurt Pelletier, directeur général d’Edmundston Centre-Ville.
Le conteneur a été déplacé hier pour libérer les stationnements.