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PCU élargie : Entre inquiétude et soulagement

Publié le 16 avril 2020 à 17:15, modifié le 16 avril 2020 à 17:15

Par: Elizabeth Dubé

Ottawa a annoncé mardi qu’il allait à nouveau élargir les critères d’admissibilité à la Prestation canadienne d’urgence. Les travailleurs saisonniers pourront désormais en faire la demande. Une annonce qui fait réagir dans la Péninsule acadienne.

Depuis quelques années, le Nouveau-Brunswick fait face à une situation de trou noir en ce qui a trait aux demandes d’assurances emplois des travailleurs saisonniers. Un contexte économique fortement critiqué par les acteurs du milieu.

« Il y avait des gens qui étaient déjà dans la situation de trou noir, et on avait eu un programme pour deux ans, deux années, et ce programme-là était terminé. Alors les gens vivaient dans une situation où ils n’avaient plus d’assurance-emploi, ils n’avaient plus de revenu, alors je pense que ça, ça arrive à temps. », mentionne Fernand Thibodeau, porte-parole du groupe Aide et soutien aux travailleuses et travailleurs des secteurs saisonniers.

Du côté des employés d’usine, l’élargissement des critères d’admission à la PCU est bien reçue. Ils craignent cependant que la ministre des Pêches et Océans décide tout de même d’aller de l’avant avec la saison de pêche.

Blondine Savoie, travailleuse saisonnière dans une usine de transformation de la région, nous fait part de ses inquiétudes si la saison de pêche devait avoir lieu : « Si ils ouvrent toutes les usines, c’est deux milles à deux mille cinq cent employés. Peux-tu t’imaginer dans la Péninsule si le virus entre là-dedans? Tu mets beaucoup de gens en danger. »

Depuis plusieurs semaines bon nombre d’entre-deux ont fait part de leur mécontentement face à la lenteur du gouvernement. Malgré l’insistance des membres de l’industrie aucune décision n’a encore été rendue.

« Pourquoi tu n’as pas pensé deux fois pour la fermer quand la baleine est arrivée, mais quand c’est pour des gens, c’est pas important, on va l’ouvrir. Il n’y a même pas de marché pour la pêche je ne sais pas pourquoi ils veulent l’ouvrir. », ajoute Mme Savoie, visiblement choquée par la situation.

Le groupe d’aide et soutien aux travailleurs des secteurs saisonniers doit prendre en considération tous les scénarios possibles. Si les employés ne sont pas en mesure d’accumuler un nombre de semaine suffisant au cours des prochains mois, l’hiver 2021, pourrait s’annoncer difficile pour plusieurs.

« Qu’il y ait une allocation beaucoup plus élargie. Que cette allocation-là, soit là admettons que l’on ne peut pas ré-ouvrir au niveau de l’industrie saisonnière, qu’il y ait une allocation qui se fait pour ces gens-là jusqu’à temps que la saison ouvre l’année prochaine. », conclu M. Thibodeau.

Afin de rassurer les travailleurs l’ASTS rappelle que selon santé sécurité au travail, les employés sont en droit de refuser d’entrer au travail s’ils ne se sentent pas en sécurité.