Nuisances sonores à Paspébiac : « Je pense qu’il y a possibilité de vivre sa jeunesse en étant civilisé », dit le maire
Publié le 20 avril 2026 à 15:38, modifié le 20 avril 2026 à 18:14
Par: Patrick Giguère
Jérémy Laplante a demandé aux policiers de faire preuve de plus de sévérité dans l’application du règlement municipal concernant les nuisances sonores et de sévir au besoin.
Des citoyens du secteur se disent incommodés par le bruit causé par des rassemblements de voitures, excès de vitesse, conduite imprudente, crissement de pneus, etc., dans le stationnement de la polyvalente.
Une amende minimale de 200 $ est prévue en cas d’infraction.
« On parle de voitures qui font rugir leur moteur, qui ont des donuts à des heures inappropriées. Donc, on essaie de trouver des solutions pour que la problématique cesse », énumère l’élu.
Une famille songe même à déménager.
« Ils sont même assez désespérés de la situation. Il y a une personne qui m’a confié réfléchir à mettre sa maison en vente en raison de la problématique qui ne cesse pas depuis des années. Alors, je pense envoyer le message que ça suffit et qu’il faut appeler à la civilité de tout le monde », clame Jérémy Laplante.
La problématique, qui survient le soir et la nuit, n’est pas nouvelle.
« Des plaintes ont été déposées à la Sûreté du Québec, mais jusqu’à présent, l’application du règlement n’a pas suffi à faire cesser les comportements. »
Le maire veut donc « serrer la vis », pour reprendre son expression, afin que les contribuables puissent retrouver leur quiétude.
« Éventuellement, il pourrait y avoir une réflexion au conseil municipal à savoir si l’on souhaite, dans un règlement municipal sur le bruit des voitures, prévoir des infractions et des amendes plus sévères et, ultimement, interdire le flânage dans le stationnement de la polyvalente. »
Les policiers affirment qu’ils continueront à patrouiller le secteur, mais rappellent que l’implication citoyenne est primordiale dans les circonstances.
« Lorsque les citoyens communiquent avec les policiers et que ceux-ci arrivent alors que le conducteur est absent ou que le policier ne constate pas l’infraction, si la personne témoin refuse de s’impliquer, aucun constat d’infraction ne peut être signifié », indique Frédéric Deshaies, porte-parole de la Sûreté du Québec.
Le sergent rappelle que ces actions peuvent mettre en péril des piétons, leur propre sécurité et celle de leurs occupants.
« Dépendamment de l’infraction, cela pourrait être une action imprudente en vertu du Code de la sécurité routière. Le contrevenant s’expose à un constat d’environ 1 600 $, ainsi qu’à quatre points d’inaptitude. Si les conséquences sont plus graves, cela peut mener à une accusation en vertu du Code criminel pour conduite dangereuse, avec toutes les conséquences négatives que cela peut entraîner. »
Une sortie publique qui fait débat
Sur les réseaux sociaux, des dizaines d’internautes ont dénoncé le fait que la ville veut pénaliser les jeunes qui se rassemblent en eux.
Le maire souligne toutefois vouloir permettre aux jeunes de continuer à se rassembler, à condition que cela se fasse dans le respect du voisinage.
« Je pense qu’il y a possibilité de vivre sa jeunesse en étant civilisé et en agissant de façon appropriée », croit-il.
Les résidents du secteur que nous avons rencontrés n’ont pas voulu s’adresser à la caméra.