Nouveau-Brunswick : pas de diminution du prix sur l’essence
Publié le 1 décembre 2025 à 17:00, modifié le 1 décembre 2025 à 17:01
Par: Alex Delcourt
La baisse du prix de l’essence de 8 cents par litre promis par le gouvernement Holt n’entre finalement pas en vigueur. La réduction du coût pour le consommateur était prévue à la première journée de décembre.
La Commission de l’énergie et des services publics a pris sa décision. Elle penche en la faveur des pétroliers et des détaillants qui s’écriaient pour ne pas abolir la majoration sur le prix du carbone. Ça, c’est une taxe environnementale payée par le consommateur. La première ministre Susan Holt avait promis d’abolir cette taxe carbone de huit sous d’ici la fin de l’année, mais finalement, elle ne pourra honorer sa promesse.
« Avec le coût de la vie qu’on a maintenant. Avec les salaires qu’on a, de ne pas baisser rien, ça n’a pas de sens… » – citoyen de Paquetville
« Ça ne change rien, partout où je passe, il faut que je paie du gaz pareil. » – citoyen de Paquetville
« Je suis déçu. C’est décevant c’est sûr. On s’attendait à une baisse. Et puis, là, on ne l’a pas… » – citoyen de Paquetville
« Oui, je suis déçue. Vous c’était important d’avoir une baisse… Oui, c’est sûr, parce que ça coûte cher. » – citoyenne de Paquetville
« Ce que je me sens, c’est qu’ils n’ont pas toujours le contrôle. Ils ont beau avoir de très bonnes intentions, ça n’arrive pas comme ils voulaient parfois. » – citoyenne de Paquetville
La première ministre se dit frustrée que leurs efforts en faveur des gens du Nouveau-Brunswick aient été réduits à néant par la décision de la commission. Toujours selon elle, c’est le rôle de la commission de garantir le prix le plus bas possible pour les consommateurs.
Dans tout ça, il y a des vainqueurs. Ce sont les petits commerçants qui craignaient de perdre de l’argent. Selon quelques propriétaires de station-service qui ne voulaient pas apparaitre à la caméra, le retrait de cette majoration sur l’essence aurait eu des effets catastrophiques sur leurs entreprises. C’est que la majoration est appliquée sur le prix final de l’essence, et donc est payé par le consommateur. Retirer cette taxe au consommateur obligerait, selon plusieurs commerçants, à rediriger ce tarif aux stations-service. Leur marge de profit serait alors quasi inexistante. Certains craignaient des fermetures ou des coupures dans l’offre d’essence.