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Notre-Dame-du-Portage s’attaque à la submersion côtière

Publié le 4 août 2025 à 16:14, modifié le 4 août 2025 à 16:14

Par: Charles Boisvert

La municipalité de Notre-Dame-du-Portage souhaite mieux protéger ses berges. Des propriétés ont déjà subi des dommages lors de grandes marées. Question de mieux se préparer, les risques de submersion côtière sont maintenant étudiés.

Certaines résidences sont situées à quelques pieds du fleuve. Notre-Dame-du-Portage souhaite les protéger contre la submersion côtière. Il s’agit d’un changement de cap, alors que les études portaient auparavant sur l’érosion côtière.

« Ils se sont vite rendu compte, les spécialistes, que nos côtes étaient vraiment pas mal toutes protégées déjà, soit par des murs, soit de l’enrochement », explique Vincent More, maire de Notre-Dame-du-Portage.

Ces structures sont efficaces pour éviter que les rives s’effritent, mais elles deviennent inutiles lorsque les vagues passent par-dessus.

« Au niveau de l’érosion, c’est quand les aléas climatiques viennent prendre du terrain. Au niveau de la submersion, c’est quand les vagues passent par-dessus l’ouvrage des protections et viennent d’endommager les résidences », indique-t-il.

Études en cours

Deux études sont actuellement en cours. D’abord, en collaboration avec l’Institut des sciences de la mer (ISMER) et l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), des bouées ont été installées pour modéliser la hauteur des vagues. Ensuite, avec la firme Activa Environnement, l’objectif est de caractériser le milieu naturel.

« Le but de notre démarche, c’est de voir de quelle manière on peut protéger nos résidents. Il y a un arsenal de possibilités au niveau des mesures qu’on peut mettre en place », précise le maire.

Près de dix millions de dollars ont été octroyés par le gouvernement du Québec en 2023 pour la protection des berges de Notre-Dame-du-Portage.

« Dire c’est quoi la solution pour le moment, c’est vraiment prématuré. C’est à ça que servent les études, de collecter un maximum de données, et ensuite de le projeter pour analyser l’horizon 2100 », souligne Vincent More.

Des solutions à l’automne

Chaque citoyen peut ainsi contribuer à sa façon pour protéger les berges.

« Laissez pousser vos rosiers sauvages, laissez pousser l’Élyme des sables, puis déjà vous donnez une chance à votre littoral », recommande-t-il.

Le rapport d’Activa Environnement est attendu à l’automne prochain. Du côté de l’ISMER, l’étude se poursuivra jusqu’aux grandes marées.