Maria : virus et pression à l’urgence
Publié le 17 décembre 2025 à 16:35, modifié le 17 décembre 2025 à 16:37
Par: Pierre-Marie Nicolas
La saison des virus frappe plus tôt cette année. La Gaspésie ne fait pas exception au reste de la province. Ce qui est loin d’être rassurant à une semaine de Noël. L’impact se fait d’ailleurs sentir dans les urgences.
À l’urgence de l’Hôpital de Maria, l’achalandage est important en cette fin d’année. Le taux d’occupation des civières atteignait plus de 150 % mercredi après-midi. Les salles sont occupées et les délais d’attente rallongés pour les patients.
« Ma femme, présentement, est déjà là. Et puis il n’y a pas beaucoup de soins. Ça prend du temps, tout est long, mais c’est comprenable. Il y a un paquet de monde qui vont, on ne peut pas leur demander l’impossible. », témoigne un proche d’une patiente.
Cette pression survient alors que la région fait face à une activité grippale particulièrement élevée. Selon les plus récentes données de l’Institut national de santé publique du Québec, la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine affiche un taux de positivité à la grippe de 37 %. Plus de trois tests sur dix sont positifs, un taux nettement supérieur à la moyenne provinciale de 26 %.
Et ce n’est pas seulement la grippe.
La gastro-entérite est aussi en hausse dans la région. Le virus, très contagieux, circule davantage à l’approche des Fêtes, surtout dans les écoles et les milieux de soins, ce qui ajoute une pression supplémentaire sur le réseau de santé.
« Hier, elle est rentrée cette nuit. On ne sait pas pour combien de temps. La gastro, il y en a beaucoup, tout ça. », raconte un citoyen.
Une situation qui inquiète certains résidents, déjà préoccupés par l’accès aux soins dans la région.
« Bah oui. C’est inquiétant, c’est inquiétant pour toute la population. La maternité était fermée en fin de semaine. Ce n’est pas un hôpital, il va falloir que le gouvernement se bouge. », déplore une citoyenne.
Et pour certains, les temps d’attente deviennent difficiles à supporter.
« J’ai été souvent, mais je suis tanné d’attendre. Des 24 heures. Parfois, tu es assis là 12 heures. Ils n’ont pas le choix, il manque de personnel, c’est ce qui arrive. », affirme une passante.
Une situation qui pourrait continuer de peser sur les urgences de la région, avec la circulation active des virus lors des rassemblements des Fêtes.