Manque de paramédics au N.-B. : les pompiers de plus en plus sollicités
Publié le 13 février 2026 à 12:11, modifié le 13 février 2026 à 12:12
Autre conséquence du manque de paramédics au Nouveau-Brunswick : des pompiers doivent de plus en plus répondre aux appels du 911 pour des urgences médicales. Certains refusent désormais d’intervenir.
Les urgences médicales ne font pas partie du principal mandat des pompiers et certains sont réticents à répondre à ce genre d’appels.
« On prend des cours pour être pompier, on ne prend pas des cours pour être ambulancier. Il y a beaucoup de pompiers qui ne se sentent pas vraiment à l’aise de faire ces manœuvres-là. », affirme Christian Gallien, chef pompier de Kedgwick.
« Au niveau du stress, des urgences médicales c’est un petit peu plus que ce qu’on demanderait à nos pompiers. », Charlie Chiasson, chef du service d’incendies de Saint-Léonard.
Il n’y a présentement aucune réglementation à ce sujet. Le ministère de la Justice et la Sécurité publique affirme que c’est aux services incendie et aux municipalités de prendre la décision.
« Un petit peu plus de clarification au niveau de la province, ça aiderait », M. Chiasson.
« J’aimerais avoir un arrêté municipal qui stipule quoi faire », M. Gallien.
Le 20 janvier dernier, des membres du service incendie de Kedgwick se sont déplacés pour un arrêt cardiaque dans la région de Saint-Quentin. Aucune ambulance n’était disponible et les pompiers de l’endroit avaient refusé l’appel.
« Je n’ai pas l’intention de laisser la population en péril », le chef pompier de Kedgwick.
« Le mandat de notre brigade d’incendie est simple. Ils doivent agir pour la sécurité des gens et s’il y a des accidents, donc on est juste là-dedans », le maire de Kedgwick Éric Gagnon.
Depuis plusieurs années, les pompiers de Saint-Quentin ne répondent plus aux urgences médicales.
« Il n’y a pas vraiment de formation de nos pompiers pour répondre à ce genre d’appel là. Ce n’est pas leur mandat, ce n’est pas leur job. Ce que j’aimerais, c’est que toutes les municipalités qui ont des pompiers volontaires emboîtent le pas. », Nicole Somers mairesse de Saint-Quentin.
Il manquerait environ 300 paramédics dans la province.
« La problématique n’est pas au niveau des pompiers, c’est qu’il n’y a pas assez d’ambulances », lance M. Gagnon.
Ambulance Nouveau-Brunswick dit travailler activement pour trouver des solutions.
« Ce n’est pas un problème qui va se résoudre en 12 mois », Jean-Pierre Savoie, vice-président d’Ambulance Nouveau-Brunswick.
L’Association des chefs pompiers du Nouveau-Brunswick a décliné notre demande d’entrevue puisqu’elle est présentement en discussion avec Ambulance Nouveau-Brunswick.