Logements pour les travailleurs : les unités modulaires de Gaspé et Maria occupées à 50%
Publié le 30 juillet 2025 à 15:07, modifié le 30 juillet 2025 à 16:20
Par: Louis-Philippe Morin
Les unités modulaires construites à Maria et Gaspé, pour héberger les travailleurs de la santé venus de l’étranger, sont occupées à 50% seulement. Une bonne nouvelle selon le CISSS de la Gaspésie. Ces unités sont conçues pour offrir une solution temporaire. Les nouveaux arrivants qui travaillent dans les établissements de santé ne peuvent demeurer à ces endroits que 6 mois. Le CISSS estime qu’à ce jour, ils s’intègrent rapidement et trouvent du logement dans la région à l’intérieur de ce délai.
Inaugurées en août 2024, les 8 habitations modulaires de Maria ne sont occupées qu’à 50%, ces jours-ci. Pour les gestionnaires du CISSS, c’est ce qu’on avait prévu… ou presque.
« C’est un projet pilote. Donc… Les gens sont là pour une courte période. Ils doivent se reloger dans 6 mois. C’est un peu normal qu’on soit rendu là. On fait aussi de l’adaptation. C’est-à-dire qu’on apprend en même temps que le projet se fait. Ça fait un an. C’est de la donnée qui commence à rentrer. Est-ce qu’on avait cette estimation-là? À la base… On n’avait aucune donnée probante, à la base, quand on a commencé le projet. », explique Yannick Sauvé, directeur approvisionnement et logistique au CISSS régional.
Les habitations de Maria et Gaspé, construites avec un investissement de 5 millions de dollars de Québec, servent aussi aux stagiaires en médecine qui viennent pratiquer dans la région. De plus, elles permettent aussi de charmer des travailleurs de la santé ailleurs en province, afin de les attirer ici.
« Pour ce projet-là. On veut être capable d’accueillir les travailleurs de l’extérieur. Extérieur, inclus aussi quelqu’un de Québec ou de Montréal, qui désire venir chez nous… Mais qui est en période de transition. Ça lui permettrait aussi de pouvoir faire une transition pour venir grandir nos rangs de façon permanente. », poursuit monsieur Sauvé.
Sauf qu’en pleine crise locative dans la région, on peut se demander si ces logements vides ne pourraient pas servir à ceux qui cherchent encore un endroit pour déménager.
« Ils appartiennent à la Société d’Habitation… (…) Ils verront avec la ville de Maria. Je pense aussi qu’il y a des projets de développement. Sans être dans le secret des dieux, ce que j’entends parler. Je crois que la Ville a des idées pour le site où ils sont présentement. On verra à ce que ça va faire. », explique l’employé du CISSS.
Toujours concernant la crise du logement dans la région, les municipalités multiplient les occasions de construction pour dénouer l’impasse. Par exemple, en juillet 2024, la municipalité de Carleton-sur-Mer annonçait en grande pompe la permission, pour ses résidents, de construire un logement accessoire sur leur terrain ou à l’intérieur d’un bâtiment secondaire. Sauf que, depuis rien aucune demande n’a été formulée à la ville.
« Je dirais, c’est une façon d’habiter le territoire un peu atypique, qu’on voulait permettre devant la problématique de pénurie de logements, offrir cette option-là (…) mais on n’a pas comme tel… On n’a pas mis de permis pour des unités d’habitation accessoires en date d’aujourd’hui. », soupire le directeur général de Carleton-sur-Mer, Antoine Audet.
Loin de renoncer à juguler la crise du logement, la municipalité de Carleton-sur-Mer emploiera tous les moyens disponibles pour donner des options à ceux et celles qui se cherchent des logements.
« Actuellement, on appuie un peu sur tous les boutons qu’on pouvait. Du moins, dans le contexte que notre conseil souhaitait. On suit ça de près. Si on a de nouvelles possibilités… C’est sûr qu’on est vraiment très actif pour favoriser le logement. », termine le directeur général de Carleton-sur-Mer.
Avec un taux de 0% de taux d’inoccupation sur le territoire, toutes les pierres sont retournées pour trouver des solutions pour les nouveaux arrivants et les citoyens de la région.