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Les zones sans drogue se multiplient

Publié le 11 septembre 2019 à 12:54, modifié le 11 septembre 2019 à 16:28

Par: Jacob Cassidy

Après le Madawaska, c’est au tour de Grand-Sault d’instaurer une zone sans drogue sur son territoire. La communauté appliquera désormais un principe de tolérance zéro pour la consommation et le trafic de substance illicite, sur un large périmètre près de l’école John Caldwell.

Les stupéfiants devraient disparaître complètement de ce secteur. Outre l’école John Caldwell, le parc pour enfants, les terrains de tennis et de baseball, le stationnement La Rochelle, la piscine et les jeux d’eau ainsi que le club de curling sont inclus dans cette première zone sans drogue.

«On voit une grande population de nos jeunes qui participent à des sports communautaires et des sports ici à l’école. C’est définitivement les endroits où on veut commencer», affirme Marco LeBlanc,  le co-président de la nouvelle section du Comité d’action vers une communauté sans drogue.

Celle-ci entame ainsi ses activités dans la région de Grand-Sault.«Il y a déjà eu des situations où nous avons eu une problématique de drogue. On veut juste s’assurer que ça ne se reproduise pas», partage-t-il.

À Edmundston, la première zone sans drogue a vu le jour il y a déjà sept ans. Les résultats sont sans équivoque. Le trafic de stupéfiants dans le secteur a considérablement diminué. «On est fier de dire que depuis sept ans on n’en a pas recensé un. Donc ça pour nous c’est incroyable le travail que ça a fait. On voit qu’on réussit très bien avec la question de la zone», assure le directeur adjoint de la Cité des Jeunes, Éric Marquis.

L’initiative a également sensibilisé les étudiants. Les interventions pour des dossiers de possession de drogue ont chuté de façon impressionnante. «Dans les sept dernières années, il n’y a pas eu beaucoup de dossiers qui se sont rendus en cour. Les gens respectent la zone et font attention à ça. On n’a même pas deux accusations par année», confirme l’inspecteur de la Force policière d’Edmundston, Steve Robinson.

«C’est très mineur comparé à la quinzaine de cas par année qu’on avait par le passé. Encore là, on voit le changement que ça a apporté au niveau de la culture ici à la Cité des jeunes et aussi au niveau de l’Édupole», se réjouit M. Marquis.

Ces succès incitent le comité du comté de Victoria à multiplier ses efforts. D’autres zones pourraient voir le jour près d’installations sportives et d’établissements scolaires.