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Les travailleurs du Massif refusent l’arbitrage

Publié le 15 janvier 2026 à 19:54, modifié le 15 janvier 2026 à 19:54

Par: Jean-Baptiste Leveque

La grève générale illimitée se poursuit au Massif de Charlevoix. En assemblée générale aujourd’hui, les travailleurs ont tranché sur la proposition d’arbitrage faite par l’employeur. Ils refusent et demandent un retour à la table des négociations. Le Massif craint de devoir mettre fin à la saison de ski.

Le syndicat de la CSN avait déjà exprimé qu’il souhaitait poursuivre les négociations. Réunis aujourd’hui, les membres ont abondé dans le même sens.

« Aujourd’hui les travailleuses et les travailleuses ont rejeté l’offre d’arbitrage. Ce n’est pas obligé d’être comme ça. L’employeur ce qu’il pourrait faire aujourd’hui, c’est au lieu de dépenser une énergie importante, essayer de contourner la négociation, il devrait prendre justement cette énergie-là pour s’asseoir, puis négocier une bonne fois avec les travailleuses et les travailleurs », a déclaré Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches (CSN), en sortant de la réunion.

La pression est pourtant forte sur les travailleurs. Hier, le directeur général du Massif s’est adressé directement à la communauté. La saison de ski est compromise.

« L’arbitrage permettrait une solution qui est impartiale, qui est structurée et responsable, dans le but de sauver la saison hivernale, de réactiver l’économie locale et surtout d’avoir un retour au travail rapidement dans un climat sain et constructif », avançait Charles-Antoine Choquette dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux.

Le maire de Petite-Rivière-Saint-François croit aussi que l’arbitrage est la solution qui mettrait fin au conflit.

« On voit qu’il n’y a pas eu d’avancement depuis le temps. Je pense que c’est la proposition qui est la mieux sur la table présentement. Il faut que ça se règle, autant pour la région, pour la municipalité et les employés aussi », plaide Serge Bilodeau.

Le syndicat reproche à l’employeur un « double discours ». Il a porté plainte pour un recours à des briseurs de grève.

« Il y a des autobus qui viennent chercher des clients au Club Med puis qui les montent, donc il y a un mécanisme qui remplace ce que les travailleurs et les travailleuses font dans la montagne », explique Barbara Poirier.

L’utilisation de briseurs de grève devra être défendue par l’employeur le 20 janvier prochain lors d’une audience au Tribunal administratif du travail.