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Les horaires de faction nuisent au recrutement des paramédics

Publié le 9 septembre 2019 à 18:25, modifié le 5 février 2020 à 16:15

Par: Marie-Eve Cloutier

Non seulement les horaires de factions risquent d’entraîner d’autres interruptions de service, mais ils nuisent également au recrutement de paramédics.

Difficile de convaincre les paramédics de venir pratiquer leur métier en région. Et c’est encore plus vrai lorsque ceux-ci ont le choix entre un horaire à l’heure et un horaire de faction, qui les oblige à se rendre disponibles 24 heures sur 24, pendant une période de 7 jours.

« On les comprend très bien. En réalité, faire l’horaire de faction, être de garde 24 h, tandis que tu peux aller travailler sur un horaire à l’heure et retourner avec ta famille, on comprend leur décision », soutenait Éric Bouchard, directeur général de la Coopérative des paramédics du Témiscouata, lors d’une entrevue accordée à CIMT Nouvelles au sujet d’une interruption de service ambulancier qui s’est produite il y a maintenant une semaine.

Pourtant, le député de Rivière-du-Loup–Témiscouata avait promis l’abolition de ce type d’horaire dans une vidéo publiée sur sa page Facebook il y a un an.

Questionné sur la réalisation de cette promesse électorale, Denis Tardif a préféré ne pas formuler de commentaire. Le député affirme cependant toujours travailler activement dans le dossier.

Pas le temps d’attendre

« Quand tu as 80 ans, puis que tu as des douleurs au cœur, tu n’as pas le temps d’attendre qu’un ambulancier mette ses culottes pour embarquer dans l’ambulance et venir te chercher », lance le préfet de la MRC des Basques, Bertin Denis.

En effet, le temps de réponse est en moyenne allongé de 7 à 12 minutes pour les paramédics en horaire de faction, alors qu’ils sont tenus de résider à 5 minutes de leur lieu de travail.

Le préfet avance que ce modèle devrait être banni depuis longtemps.

« On comprend que la situation des dernières années, les budgets, font en sorte que la situation n’évolue pas. Mais, je souhaite fermement que le gouvernement s’engage dans les promesses qu’il a faites dans la campagne électorale », poursuit Bertin Denis.

Le maire de Saint-Cyprien soutient que les citoyens qui choisissent de demeurer en région ont droit au même service ambulancier.

« Vous savez, on ne peut pas tous se ramasser à l’intérieur des grands centres. Un moment donné, on doit occuper nos villages, mais il faut qu’il y ait un service de qualité, rapide, pour les paramédics. La façon d’y arriver, c’est en oubliant les horaires de faction », mentionne Michel Lagacé.

Contacté par notre service de nouvelles, le ministère de la Santé et des Services sociaux mentionne que l’analyse des dossiers pour la conversion des horaires est toujours en cours.