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Rupture du service ambulancier à Témiscouata-sur-le-Lac

Publié le 6 septembre 2019 à 18:25, modifié le 6 septembre 2019 à 18:25

Par: Marie-Eve Cloutier

Une découverture ambulancière est survenue une deuxième fois en l’espace de deux mois dans nos régions. Après Saint-Jean-Port-Joli en juillet, une partie de la population du Témiscouata s’est retrouvée, sans le savoir, en position de vulnérabilité en cas d’urgence.

Les paramédics de la Coopérative du Témiscouata ont été largement sollicités samedi dernier. Si bien que le lendemain, la surcharge de travail a engendré une interruption de service durant une période de 8 h. L’ambulance située dans le quartier Cabano, à Témiscouata-sur-le-Lac, est restée clouée à la caserne.

« C’est quelque chose malheureusement qui risque de se reproduire », avertis Éric Bouchard, directeur général de la Coopérative.

L’équipe en place à cet endroit travaille selon un horaire de faction. Les paramédics sont appelés à répondre à des appels d’urgence sur une durée de 24 h, et ce sur une semaine de 7 jours. Mais, des périodes de repos sont obligatoires selon les normes du travail.

« Dans une situation comme celle-ci, la CNESST nous oblige à retirer les deux paramédics du travail pendant 8 h. De plus, nous n’avons pas été capables de combler l’horaire de faction pour cette période », explique Éric Bouchard.

Cet été, une situation similaire s’est produite à Saint-Jean-Port-Joli. Une rupture de service a eu lieu pendant 6 h la nuit du 13 juillet. Les ambulances les plus proches pour répondre à un appel d’urgence seraient alors parties de Montmagny ou de La Pocatière.

Dans le cas de Cabano, la découverture était également partielle, puisque le service ambulancier a pu pallier avec les deux autres ambulances qu’elle a à sa disposition, située dans le quartier Notre-Dame-du-Lac. L’une d’elles fonctionne selon un horaire de faction, l’autre à l’heure, principalement pour des transferts hospitaliers.

Une situation dénoncée par le syndicat

Le ministère de la Santé avait pourtant promis de convertir les horaires de faction en horaires à l’heure lors des dernières négociations pour le renouvellement des ententes collectives des paramédics.

« Ça fait un an et demi qu’on travaille pour changer nos horaires de faction et on est encore au même point », affirme Éric Bouchard.

« On est complètement floué. Le ministère de la Santé s’était engagé. Qu’est-ce qu’on va faire si le gouvernement n’est pas capable de respecter ses écrits. C’est inconcevable. On est à l’aube d’une prochaine négociation », lance Jean Gagnon, représentant syndical pour le secteur préhospitalier à la CSN.

Pas d’inquiétude, dit le CISSS

Questionné à ce sujet, le CISSS du Bas-Saint-Laurent mentionne que même si cette situation peut causer des inquiétudes, en aucun cas la sécurité de la population n’a été compromise : les ambulances ont été affectées sur seulement deux appels, à des moments différents, dimanche dernier entre 8 h et 16 h, et aucune demande n’a été faite pour le secteur de Cabano.

Le CISSS ajoute que « l’entreprise ambulancière est responsable de s’assurer que le personnel nécessaire est disponible afin d’assurer les services ambulanciers ».