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L’école d’immersion française de La Pocatière prend «un nouvel envol»

Publié le 17 septembre 2025 à 16:48, modifié le 17 septembre 2025 à 16:48

Par: Laurie-Anne Stevenson

Chaque année, des étudiants de partout au Canada quittent leur province pour aller vivre un échange linguistique et culturel de quelques semaines dans le cadre du programme Explore. Le Bas-Saint-Laurent a encore cet été, accueilli certains d’entre eux pour leur séjour d’immersion française.

350 jeunes étaient à La Pocatière, cet été, pour apprendre le français. L’école d’immersion française du collège Saint-Anne-de-la-Pocatière, qui les a accueillis, connaît une nouvelle ère.

« Là, on est capable de prendre un nouvel envol, parce que maintenant, on est responsable de notre propre programme Explore. Autrefois, c’était en partenariat avec le l’université de l’Alberta. Maintenant on peut faire affaire directement avec le ministère de l’Enseignement supérieur du Québec. », explique Samuel Gagnon, qui est directeur au développement des affaires et directeur adjoint de l’école d’immersion française au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière.

« Ça va faire en sorte que notre programme va rester à La Pocatière encore pendant plusieurs années. », ajoute Stéphane Lemelin, le directeur général de l’école d’immersion française du Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière.

Le Collège a également conclu une entente avec le ministère de l’Éducation de Terre-Neuve et labrador permettant ainsi à 27 étudiants de cette province, de se joindre au programme Explore.

« Pour pouvoir avoir encore d’autres jeunes et faire profiter ces jeunes là, anglophones de notre milieu qui est tellement incroyable pour apprendre le français, parce qu’on a la chance de vivre dans la circonscription la plus francophone au Canada. », déclare Samuel Gagnon.

Ce milieu, qui est souvent plus rural que les villes d’origine des participants, est en demande.

« Parce que, câline, il nous manque de place, il nous manque des lits. C’est ce qui nous limite présentement.», affirme Samuel Gagnon.

Afin de faire découvrir la région à encore plus d’étudiants, le Collège prévoit accueillir deux cohortes, sur deux périodes l’été prochain, totalisant 550 jeunes. De son côté, l’école de langue de Trois-Pistoles, qui avait suspendu ses activités en 2024, après 90 ans de partenariat avec l’Université Western, pourrait renaître. Une relance est toujours prévue à l’été 2026, cette fois, en collaboration avec l’Université du Québec à Rimouski.

« Voilà, on va recommencer. Ça va être une session à l’été en 2026, c’est ça que l’on travaille. Donc, entre 45 et 60 étudiants et puis, pour les années à venir, si tout va bien, on va revenir avec deux sessions de cinq semaines comme on avait l’habitude de recevoir à Trois-Pistoles. », déclare le maire de Trois-Pistoles, Philippe Guilbert.

Selon le maire, il reste encore quelques étapes administratives à franchir pour l’UQAR, avant de confirmer la mise en place du projet-pilote de 3 ans.