Le zonage empêche la vente d’un terrain de 4,5 M$ à Petite-Rivière-Saint-François
Publié le 11 mars 2026 à 19:17, modifié le 11 mars 2026 à 19:17
Un propriétaire souhaite vendre un vaste terrain à Petite-Rivière-Saint-François, affiché à 4,5 M$, mais ses plans ont été anéantis par les règlements provinciaux. Un changement de zonage pour du lotissement lui a été refusé. La municipalité était pourtant favorable au projet.
Le terrain en question est d’une superficie de 9 millions de pieds carrés avec vue sur le fleuve. Des promoteurs sont intéressés à l’acheter pour y faire bâtir des résidences permanentes.
« L’approche qu’ils avaient, qui était une approche que je pense qu’on devrait favoriser, c’était : on vend le terrain construit dans un an. Sans ça, on revend le terrain. De cette façon-là, on ne se retrouverait pas avec des terrains lotis comme dans tout qu’est-ce qui a été fait par le passé », explique le maire de Petite-Rivière-Saint-François, Serge Bilodeau.
Les développements antérieurs empêchent justement de modifier le zonage. Plus de 1 000 terrains sont encore non construits. Aux yeux de la MRC, ils sont prioritaires.
« Les zones actuellement visées à Petite-Rivière-Saint-François, ça fait partie des zones de réserve. Et même si la MRC de Charlevoix décidait de changer et de modifier le schéma à cet aspect-là, ça ne serait tout simplement pas conforme aux orientations gouvernementales. Donc malheureusement, c’est voué à l’échec », laisse tomber le préfet de la MRC, Michaël Pilote.
Le maire est déçu. Il considère que c’était une occasion en or d’attirer de nouveaux résidents, et pas seulement des touristes.
« Ce n’est pas juste une mauvaise nouvelle pour ce projet-là, c’est pour l’ensemble. Ça veut dire que tout promoteur qui voudrait venir à Petite-Rivière-Saint-François, peu importe le projet, ça va être très difficile, étant donné qu’on traîne encore les 1 000 terrains », déplore Serge Bilodeau.
Ce déficit de construction dans les secteurs montagneux a un coût pour la municipalité. Des représentations seront faites auprès du gouvernement pour assouplir les règles.
Le maire souligne qu’un « terrain qui est non construit, il faut passer, il faut entretenir la route, il faut entretenir tout. Il faut vraiment dynamiser, augmenter la population à Petite-Rivière-Saint-François, parce qu’un terrain vacant, financièrement, ce n’est pas lui qui est le plus rentable. »
À propos des différents secteurs de la municipalité, la conciliation entre ce qu’on appelle le haut et le bas du village n’est pas acquise. Hier, le conseil municipal n’a pas réussi à s’entendre sur la création de districts électoraux dans le but d’en avoir une meilleure représentation.